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30.06.2008

Un Sud idéal !

Des historiens butteront un jour sur l'énigme... Pour quelles raisons des cohortes d'étrangers ou de Français venus du Nord ont-ils, en fin de siècle, élu le Lubéron, Provence à la fois symbolique et secrète, comme paradis ? Pourquoi ont-ils craqué pour les villages perchés au flanc de ce massif lumineux et succombé au charme des bastides de pierre qui ronronnent vers les rives du Calavon ?

Dans ces paysages chaudement rythmés par le massif du Lubéron, éperon rocheux lancé d'est en ouest, proue de navire glissée entre le Ventoux et la Sainte Victoire, où flottent encore les cauchemars de la guerre des religions, il y a sans doute un espace, une lumière, un magnétisme, aussi prenants qu'inexplicables.

D'un village à l'autre, vers Lacoste, Bonnieux ou même au-delà de Roussillon et d'Apt, vers Lioux et Auribeau, d'autres étrangers, dans un français hésitant, confirment : "Ici, on a eu le sentiment de trouver un équilibre parfait, quelque chose de très rare" ...

On sait tout ce que ces village doivent à ce tourisme "coup de coeur" qui a permis d'enrayer le déclin de l'agriculture et fait presque doubler la population.

A Ménerbes l'inquiétude a été plus sensible après la publication de "Une année en Provence", petit bouquin anodin écrit par Peter Mayle, ... on a craint le pire ... ! Ce best-seller traduit en dix-sept langues, le syndrome a laissé des traces. Passent encore les troupes de touristes, qui visitent le village, livre en mains et traquent les "indigènes" croqués par l'auteur, mais les cars de Japonais qui défilent pour revivre les émotions de l'écrivain ont été plus encombrants.

"Ce n'est pas une raison pour être visités comme un zoo ou une réserve d'Indiens" !!!

Le Lubéron enraciné dans sa ruralité nostalgique, ouvre l'ère du tourisme de l'intimité, du silence, de la nature réhabilitée. Et les responsables du parc régional ne s'y sont pas trompés : en aidant, par exemple, les agriculteurs à préserver les bleuets ou coquelicots, ou en favorisant les pâturages d'ovins sur la crête verdoyante du massif.

Ils savent que le Lubéron doit rester un territoire vivant et ne pas sombrer vers la "réserve de luxe" qui déjà affleure en pointillés.


(Extrait de GEO - article J. Maigne)

28.06.2008

Mamifères miniatures

Les Grillons du Métro



En été, dns le métro parisien, tendez l'oreille. Vous entendrez certainement chanter les grillons domestiques qui vivent dans les galeries. Ils y trouvent tout le confort nécessaire : chaleur, humidité et nourriture (miettes, bouts d'allumettes, mégots, tickets usagés).

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La Pachyure étrusque



C'est l'un des plus petits mammifères du monde. Elle mesure 6 à 7 cm (dont 3 cm pour la queue) et ne pèse pas plus de 2,5 g.!

Cette minuscule musaraigne, essentiellement nocturne, vit dans les broussailles du pourtour méditerranéen, ainsi qu'en Afrique, En Asie du sud et sud-est.

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27.06.2008

Les Myrtilles

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La vitamine des yeux



Les buissons de myrtilles poussent tant sous les conifères que sous les feuillus, à condition que le sol soit légèrement acide.

Les baies sont d'une belle couleur bleu nuit masquée de "pruine" (couche poudreuse). Une petite dépression circulaire caractérise l'extrémité du fruit qui produit un suc lie-de-vin très colorant. Les myrtilles, toniques, astringentes, antiseptiques et antidiabétiques sont riches en vitamine A, qui augmente l'acuité visuelle.

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Des prairies sous la mer



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Les herbiers de "posidonies" forment de grandes prairies sous la mer Méditerranée. Produisant d'importantes quantités d'oxygène et formant un écosystèmes abritant coquillages, poissons et flore épiphyte, ils représentent de véritables "oasis" sous-marines. Les mattes, lacis de rhizomes (tiges) édifiés verticalement et comblés par des sédiments, constituent des récifs-barrières qui protègent les plages et les cordons littoraux des houles destructives.

Algue ou plante ?

La posidonie n'est pas une algue, mais une plante à fleurs. Elle est constituée de tiges (rhizomes) rampantes ou dressées, enfouies dans le sable. Ces dernières se terminent par des groupes de 4 à 8 feuilles disposées en faisceaux. La floraison a lieu entre septembre et novembre.

La posidonie est essentiellement présente entre Marseille et l'Italie en passant par la Corse. Sur le sable, vous verrez des banquettes de feuilles séches et des boules de poils formées par les restes de feuilles et de rhysones. Avec un masque et un tuba, découvrez l'écosystème riche et varié abrité par les posidonies.

Deux menaces pèsent sur cette plante protégée : la première est la destruction directe, notamment par les ancres des bateaux arrachant les herbiers, la seconde est la fameuse algue invasive "caulerpa taxifolia" qui concurrence la posidonie, mais n'offre ni protection pour le rivage, ni abri pour la faune.


(Almanach de la nature).

26.06.2008

Les couteaux de table

Vous savez faire la différence entre un couteau de table et un couteau de chasse. S'ils tranchent tous deux pareillement la viande, le second est pointu, tandis que le premier s'arrondit à l'extrémité.

Pourquoi cette différence ? Ne me dites pas que, dans un banquet, la propension des convives les pousserait alors à se percer la poitrine plutôt que de fêter un baptême, un mariage, un bel enterrement, ou un divorce réussi.

Non, vous ne le dites pas, avec raison.

Autrefois, les premiers couteaux de table avaient la pointe aiguisée comme des sabres de cosaques. Comme tous les autres couteaux d'ailleurs. Le premier couteau de table à bout arrondi serait apparu en France vers 1630.Pas n'importe où. A la table du Cardinal de Richelieu, alias Armand du Plessis, ministre du roi Louis XIII. Politicien habile, Richelieu ne se préoccupait pas seulement des finances de l'Etat, mais aussi de bonnes manières et de protocole.

Un beau jour, il décida de mettre fin à une pratique aussi populaire que barbare : se curer les dents en fin de repas avec la pointe de son couteau. Les manuels de savoir-vivre le déploraient depuis plus de deux siècles, mais rien n'y faisait.

Plutôt que d'interdire cette coutume à sa table, Richelieu demanda à son maître d'hôtel d'arrondir à la lime la pointe de ses couteaux.

Par amour des bonnes moeurs, autant que par déférente imitation du ministre tout-puissant, de nombreux gentilshommes adoptèrent chez eux cet usage. Les plus zélés commandèrent directement des couteaux arrondis à leur fournisseur. L'usage de couteaux aux pointes émoussées se répandit ainsi depuis la fin du XVIIème siècle.


(Les "Pourquoi" de Ph. Vandel - "Jusqu'à preuve du contraire").

25.06.2008

ROTHSCHILD

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Au niveau de ma santé, je dois dire que j'ai bonne mine. Reconnaissez qu'à l'âge que j'attrappe, j'ai le teint frais et les métastases en sourdine. Ce matin encore, j'étais séro-négatif.

Au niveau du boulot, je dois dire que j'exulte.

En tant que programmeur sur IBM A à la SOCOTAC, on me fout une paix royale. J'ai l'estime de mes supérieurs, je crois à l'informatique, j'ai foi en l'avenir de l'homme, et j'ai les tickets-restaurant.

Au niveau de ma vie privée, je dois dire que j'irradie. Mes enfants sont ma fierté. L'aîné est bilingue, le cadet bisexuel. outre qu'elle excelle à proposer le pied de veau en sauce, ma femme est plutôt du genre "'quand tu veux mon amour", si vous voyez ce que je veux dire. Mieux : elle est persuadée que le devoir conjugal vaut deux aspirines. C'est dire à quel point le style "pas ce soir j'ai la migraine", c'est pas son truc.

Question logement, bagnole, loisirs, je dois dire que je jubile. J'ai un F3 qu'est hyper, j'ai la 6 cinq sur cinq, quand l'R5 est HS, j'ai l'AS qui est OK. Je dois dire que je jubile.

Au plan de la politique, je dois dire que j'opine.

Au niveau de mes opinions, je n'ai pas peur de dire que je n'en ai pas. La démocratie ne me gêne pas du tout. Les droits de l'homme, si on n'en abuse pas, je dis pourquoi pas, après tout.

Alors, franchement, je pose la question : "Qu'est-ce qu'ils ont de plus que moi, les Rothschild ?".


(Un des textes inédits du 3ème spectacle que P. Desproges n'a pu donner).

24.06.2008

Les saisons



" Printemps, été, automne, hiver "

Marché à Carpentras

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Le marché, c'est toute la Provence !. Avec sa foule bariolée et grouillante, ses vendeurs aux allures paysannes, les petites "caillettes", ces savoureux patés de porc aux herbes et d'autres produits locaux qu'on vous propose avec "l'accent", il apparait comme une survivance, un des derniers vestiges d'un terroir tout entier voué à la Tradition.

De ce réseau de marchés provencaux typiques, Carpentras passe pour l'un des fleurons. Il est vrai que l'on est ici dans un lieu historique. Une charte portant le sceau du comte de Toulouse atteste que ce marché se tient le même jour et en gros au même emplacement depuis 1115. Etalé dans les rues de la vieille ville et au pied du palais épiscopal et du beffroi, il envahit dès 7 heures le vendredi matin, le coeur de la cité. Aux trois cent cinquante commerçants forains qui tournent dans la région, s'ajoutent les commerçants sédentaires qui ce jour-là, déballent sur la chaussée. Une foule dense se presse entre les étals. Victuailles à profusion, odeurs mélées, couleurs chatoyantes, brouhaha sourd dont émergent les cris des camelots, Carpentras offre une image de joyeux désordre, de spontanéité débridée, d'anarchie totale. Le marché doit être une fête !

Grâce au talent des forains et à leur "baratin" qui accompagne, on peut toujouts penser que le vendeur vous offre comme jadis les produits de leurs cultures.

Le marché de Carpentas n'est certes pas un fragment d'histoire miraculeusement préservé. S'il apparait à chacun comme une institution venue du fond des temps, c'est que tous s'emploient à donner au marché un air d'autrefois. Lorsqu'on parcourt tranquillement les rues de la cité le "cabas" à la main en bavardant d'étal en étal au hasard des rencontres, on recrée quelques heures durant un peu de la légendaire sociabilité provençale. Tant pis si elle est largement mytique !


(extrait magazine GEO)

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"Quand le criquet chante dans les prés, c'est signe que le froid est fini pour l'année".

23.06.2008

Montagne de Lure

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(Canton Saint Etienne les Orgues)

Cette montagne aride où les plus gros orages sont bus incontinent par la passoire du sol, cette montagne bénigne aux croupes rebondies qu'on a envie de palper, cette montagne est la mère de toutes les eaux qui sourdent dans les plaines, jusqu'à 100 km à la ronde. Elle est la pourvoyeuse obstinément secrète de la fontaine de Vaucluse,

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et de sa résille de Sorgues, mais vous y mourrez de soif des journées entières jusqu'à l'hallucination. Un géologue de mes amis que j'interrogeais sur cette taupinière (à peine 1900 mètres) apparemment sans importance, à détourner pudiquement les yeux pour me répondre : "L'étude de Lure, m'a-t'il dit, n'a jamais été poussée très avant. En fait, je dois avouer que cette montagne nous est très mal connue."

Cependant, la dernière croupe péniblement gravie (on croit toujours qu'elle est facile) vient de nous jeter à la figure 300 km d'Alpes : depuis le Gelas des Alpes maritimes au Mont Aiguille dans le Trièves, en passant par l'anarchique massif du Pelvoux

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(le Gelas)

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(Mont Aiguille)

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(Pelvoux/Les Ecrins)

rejeté hors de la chaine principale comme un surplus qui n'aurait pas servi. Un massif en dernier carré, bien compact, en couronne, qui vous soufflera son haleine froide à travers les 200 km qui vous séparent de la barre des Ecrins (4000 mètres) bien en face, bien dans l'axe du sommet de Lure. Et, entre lui et vous, vous jetterez les yeux sur l'à-pic sournois auquel ne vous a pas préparé la rondeur de cette montée en pente douce, car Lure est brusquement interrompue dans sa croissance paresseuse par cette faille, le vallée du Jabron

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Nous dévalerons par les drailles, à travers les hêtres hauts de 20 mètres, l'or de l'automne, qui s'efforcent d'oublier qu'ils croissent au nord en allant chercher la lumière le plus haut possible. Nous remonterons à travers les tilleuls de la Drôme qui fait ici une anse vers les Basses Alpes. Nous retrouverons la Lure aimable, ses croupes étoilées de hêtres pourpres. Nous descendrons, hallucinés, ayant besoin de beaucoup d'eau, pour en avoir si peu vu.
D'autres vous conteront ou vous peindront les lavandes, les cyprés, les oliviers, le thym et la sarriette; mais là, n'est pas l'essentiel du pays, comme pour l'amour, ce pourquoi il est plus envoùtant qu'un autre, c'est le mystère.

"Passant, n'entre pas sans désir", écrit Valery au fronton de Chaillot. Ici, chez nous, celui qui entrera sans imagination s'en reviendra bredouille ...


(extrait de Routes intérieures" par Pierre Magnan, écrivain autodidacte né à Manosque en 1922).

Dicton

Herbes de la Saint-Jean

On prête traditionnellement aux herbes cueillies la nuit de la Saint-Jean (du 23 au 24 juin) des vertus médicinales, voire magiques. D'une manière générale, on considère qu'elles protègent de tous les maux pour l'année à venir. Le millepertuis et l'armoise comptent parmi les plantes les plus réputées.

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Millepertuis

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Armoise

(Almanach de la nature)

22.06.2008

Signe astral du Cancer

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(22 juin - 22 juillet)

"Cancan" à part, est introverti et sensible à l'excès. Il nécessite sécurité, imagination, rêves, afin de s'épanouir. La poitrine et l'estomac, s'avèrent ses points faibles.

Ses mots clés sont romantisme, émotion, image.

Il hésite à devenir soit explorateur, ... soit casanier.

Déconcertant est le CANCER !!!


(Calendrier des postes).

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Texte de Aleksandar Djordjevitch :

Sur le tranchant d'une crête,
le soleil commence à danser.
Les petites jambes de l'été,
Sortent de la petite jupe bariolée du printemps.

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