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10.07.2008
Libre accès aux médicaments
Qu'en pensent les pharmaciens ?
Dès cet été, les pharmaciens qui le souhaitent pourront placer certains médicaments utilisables en automédication dans un espace dédié, situé devant leur comptoir et non plus derrière. Cette mesure a été décidée par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, pour encourager l'automédication et faire jouer la concurrence. Elle recueille les faveurs de 80 % des consommateurs. Les pharmaciens sont autant (84 %) à la juger "mauvaise" ou "très mauvaise"... Tout le monde s'accorde cependant sur un point : le conseil du pharmacien reste indispensable. "Libre accès ne doit pas signifier libre-service, le pharmacien continuera d'aider le patient à cerner ses besoins, puis à faire son choix et à lui donner des conseils d'utilisation. Cette vente assistée doit résulter d'un échange entre le pharmacien et le patient, du même côté du comptoir cette fois. Faisons en sorte de relever ensemble ce nouveau défi. Le pharmacien doit se montrer plus souvent pro-actif. Le patient aussi" (J. Parrot)
Pour accompagner ce changement, l'Ordre des pharmaciens demande une adaptation des notices (informations utiles, claires et compréhensibles) et du conditionnement (adaptation à la posologie et à la durée du traitement des médicaments désormais en libre accès.
Quant à l'éventualité d'une dérive du client qui en profiterait pour prendre un peu tout et n'importe quoi, J. Parrot n'y croit pas. Bien au contraire "Augmenter la responsabilité des patients et leur connaissance du médicament pourrait réduire leur tendance à utiliser, de leur propre chef, les queues de traitements prescrits précédemment et qu'ils stockent chez eux".
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Est-ce dangereux de prendre un médicament périmé ?
Dépasser la date de péremption d'un médicament fait courir deux types de risque : l'inefficacité (la concentration en principe actif diminue avec le temps) et la toxicité (le médicament s'est dégradé en composés à l'origine d'effets indésirables ou toxiques). A noter que la date de péremption est calculée dans des conditions normales, de conservation : un endroit frais, sec et à l'abri de la lumière. Un médicament s'altère plus vite s'il est conservé autrement (dans une voiture ou un sac à main, sur un bateau ...). Enfin, la date de péremption n'est valable que pour un produit non entamé. Les experts recommandent de ne pas conserver un flacon de sirop ou un tube de pommade plus de 30 jours après leur ouverture. Pour les collyres, la consigne est encore plus stricte : ils ne doivent être gardés que le temps du traitement.
Tous les produits périmés, ou douteux, doivent être ramenés à un pharmacien.
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Lieux de vente d'ici et d'ailleurs
En France, la vente de médicaments est interdite en dehors des officines. Les pouvoirs publics ont d'ailleurs réaffirmé en début d'année leur volonté de ne pas écorner ce monopole des pharmacies, et ce en dépit de l'insistance des chaînes de grandes surfaces qui en espéraient de substantiels revenus supplémentaires.
Au Pys-Bas et en Suisse, les drugstores "drogueries" ont le droit de vendre certains médicaments accessibles sans ordonnance. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ont peut en trouver dans n'importe quel commerce, suipermarchés compris. Il en est de même chez nos voisins allemands et italiens, à la condition qu'un pharmacien soit présent !
(Articles parus dans AG2R & Vous - été 2008)
15:10 Publié dans Forme et bien-être | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


