01/07/2009
Tour de France au Ventoux


Le Tour de France ne passe pas toutes les années par le Mont Ventoux... (ci-dessus "désert de pierres").
Ce n'est pas une montagne comme les autres. Elle est isolée, une sorte de lune brûlante que l'on découvre au sortir de la forêt. Elle doit donc rester rare. On ne doit pas la retrouver chaque année....pour entretenir le mythe.
"Géant de Provence",
"Olympe du Midi",
"Mont chauve",
"Mont Pelé de Provence",
"Dieu païen",
"petit Kilimandjaro",
"Fuji-Yama provençal",...
Tous ces surnoms attribués au Mont-Ventoux démontrent à quel point ce massif inspire depuis toujours l'imaginaire.
Né en 1903, le Tour de France emprunta pendant des années un parcours qui épousait les frontières de l'Hexagone. Dans le années 30, de nombreuses courses vont mettre à leur programme l'ascension de cette montagne. Dès lors, le Ventoux et la Petite Reine allaient devenir indissociables.
Mais il fallut attendre 1951, et la recherche de nouvelles difficultés par les organisateurs, pour voir la Grande Boucle gravir pour la première fois les routes du Mont Ventoux et voir les "Géants de la route" et le "Géant de Provence" faire enfin connaissance. Devenue mythique, cette étape est à la fois l'une des plus redoutées, mais également l'une des plus convoitées, car vaincre au sommet du Ventoux c'est entrer à tout jamais dans la grande histoire du Tour de France.
Si le Tour de France dote le Ventoux d'une renommée sportive et médiatique internationale incontestée, on peut dire qu'en retour c'est sur ses pentes qu'ont été écrites quelques unes des plus belles pages de l'histoire de la Grande Boucle, et...les plus tragiques aussi...
La route menant au sommet versant sud demeure la voie la plus difficile. Aux 21,5km d'ascension, jalonnés de nombreux et raides passages à 10%, s'ajoute sur les 6 derniers kilomètres la redoutable traversées de ce désert de pierres blanches, fréquemment balayé par les rafales du mistral, et transformé au plus chaud de l'été en une véritable fournaise où l'air se raréfie au fur et à mesure que l'on se rapproche du sommet.
Dans ce décor lunaire, voire dantesque quand les éléments naturels se déchainent, les exploits ont été aussi grands que les défaillances tragiques. A moins de deux kilomètres du sommet, la stèle du coureur anglais Tom Simpson est là pour nous le rappeler.
Le sommet a été le théâtre de sept arrivées d'étape remportées par Charly Gaul (1958) Raymond Poulidor (1965), Eddy Merckx (1970),Bernard Thévenet (1972), Jean-François Bernard (1987), Marco Pantani (2000) et Richard Virenque (2002).
Cette Prestigieuse liste démontre que le Ventoux révèle toujours un champion d'exception.
(D'après l'article paru dans "Vaucluse magazine")
09:50 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note








Commentaires
Mont" venté "peut-étre aussi à l'origine ?
en tout cas quand j'y suis passé il y'a une 12/zaine d'années
ça décoiffait sérieux !
Légende du tour et symbole des coureurs dépendants
de produits toxiques ....Tom SIMPSON y a connu le drame
et son mémorial dans les pierres nous interpelle !
amitiés
Ecrit par : ventdamont | 01/07/2009
Merci de ce rappel à quelques jours du départ de cette grande course .
Amitiés
Ecrit par : observateur nature | 01/07/2009
Coucou !
EH ! oui c'est bientôt le départ du tour de France qui passe par le Doubs à Pontarlier .
Bonne journée bizoux Françoise !
Ecrit par : françoise la comtoise | 01/07/2009
peut-être serons nous à Rasteau à ce moment là !!
Bon après midi.
Ecrit par : patriarch | 01/07/2009
Oh, il passera bien loin de chez moi, le tour sera dans le fauteuil ....
Bises.
Ecrit par : JUDITH | 01/07/2009
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