31/07/2009

L'Assemblée Nationale

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L'Assemblée Nationale où siègent les députés occupe le bâtiment appelé "Palais Bourbon" sur la rive gauche de la Seine, face à l'église de la Madeleine.

Il est relié par un jardin avec l'Hotel de Lassay, résidence du Président de l'Assemblée.

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Edifiée entre 1722 et 1728 sur des terrains ayant appartenu à la duchesse de Bourbon, il fût confisqué en 1791 par le gouvernement révolutionnaire, devenant bien national sous le nom de palais "ci-devant Bourbon".

Il abrita en 1794 la future école polytechnique avant d'être affecté en 1795 au Conseil des Cinq Cents, assemblée législative du Directoire, puis à ses divers successeurs. Doté d'un hémicycle de 500 places en 1798, il reçut entre 1806 et 1810, à la demande de Napoléon 1er, le péristyle de douze colonnes, élevé sur un gradin de trente marches, que nous lui connaissons aujourd'hui.

Réquisitionné pour divers services administratifs en 1940, il hébergea en 1945/46 l'Assemblée Constituante jusqu'à l'adoption de la Constitution de la IVème République.

Des aménagements d'origine ne subsistent aujourd'hui que la tribune de l'orateur et le bureau du Président, mais de nombreux travaux intérieurs ont été effectués à différentes époques pour satisfaire aux exigences de la vie moderne, ménager des espaces de travail pour les députés et être en mesure d'accueillir les 577 députés actuels.

29/07/2009

L'Elégance du Hérisson

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Ayant parlé à ma soeur de mon désir d'acheter le livre de poche sorti récemment, elle s'est fait un plaisir de m'envoyer l'exemplaire qu'elle avait acheté à Noël 2007.

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Je l'ai lu d'un trait et il m'a intéressée, à part les descriptions un peu trop longues (je préfère de beaucoup les dialogues, chacun ses goûts).

La fin, la mort de Renée m'a affligée, je n'aurais pas voulu qu'elle finisse ainsi. L'auteur n'a pas trouvé d'autres "transformations" à apporter à Renée....sans doute.

J'ai relevé un passage que j'ai particulièrement aimé :

" Mais il faut avoir vu Manuela m'offrir comme à une reine les fruits de ses élaborations patissières, pour saisir toute la grâce qui habite cette femme. Oui comme à une reine. Lorsque Manuela paraît, ma loge se transforme en palais et nos grignotages de parias en festins de monarques. Comme le conteur transforme la vie en un fleuve chatoyant où s'engloutissent la peine et l'ennui, Manuela métamorphose notre existence en épopée chaleureuse et gaie".

Et puis, par ci par là, j'ai ajouté à mes connaissances, qui sont loin d'être aussi parfaites que celles de Renée :

- A la poursuite d'Octobre rouge (film )

- Miguel le Bacon

- Les soeurs Munakata (film)

- Black Rain (film)

- Satie (musique)

etc...etc... sur internet.

En ce moment je relis tout autre chose écrit pas Stephen King : "Shining" L'enfant lumière; dont nous avons vu dernièrement le film à la télé.

Ce qui a donné l'idée à Pierre de ressortir sa collection de Stephen King pour en faire l'inventaire  afin de la compléter.

27/07/2009

Portable

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Mon portable, les autres et moi.

Le téléphone sort dans la rue

et bouleverse les habitudes.

On ne s'attendait pas à ce qu'il

s'impose si vite.

Les codes de politesse, les rites

de civilité s'en trouvent bousculés.

Les usages se batissent sur le vif,

en intégrant les premières critiques portées.

Car l'espace privé s'immisce

désormais dans l'espace public.

Gestes et réflexes nouveaux

s'inventent dans la société du mobile.

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A chacun son mobile

La gent masculine l'arbore pendu à la ceinture ou le cale dans la poche du pantalon entre chéquiers et cartes de crédit. D'autres préfèrent déformer leur poche de chemise pour le tenir plus près du coeur. Il suffit d'un geste ample de la main pour l'attraper, voire le dégainer façon Western, diront les mauvaises langues...

Les femmes préfèrent fourrer leur téléphone dans leur sac. Puis, après avoir expérimenté l'appel raté pour cause de portable introuvable au milieu du fouillis, certaines se baladent le téléphone à la main et le sac au dos.

Mais les différences entre sexes vont au-delà de la manière de porter son portable.

L'homme répugne à partager, c'est son bien. Il préférera en offrir un à ses enfants plutôt que de leur prêter. Il ne mélange pas les pommes et les poires et privilégie l'usage professionnel du mobile.

La femme a le portable plus familial et plus convivial. Habituée à jongler entre le travail et les enfants, elle fera de même avec son mobile, n'hésitant pas à panacher ses appels de "boulot" de coups de téléphone à la famille et aux amis. Par souci de sécurité, elle consent ou même insiste pour passer son portable à ses enfants.

Et si l'homme trouve naturel de téléphoner en public, la femme est plus réticente. D'abord elle est plus regardée et, ensuite, elle sera toujours plus critiquée qu'un utilisateur de sexe masculin.

Comme si les femmes avaient signé une obligation morale à se tenir toujours mieux que les hommes.

26/07/2009

Bonne journée

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- Un homme, une femme :

Elle : "Que penses-tu faire aujourd'hui ?"

Lui. : "Rien."

Elle : "C'est déjà ce que tu as fait hier"

Lui. : "Oui, mais je n'ai pas fini".

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Le pont des Arts

"Un jour de l'an passé, sur le pont des Arts, quelqu'un se plaignait devant moi de l'ennui de vieillir.

C'est encore, luii répondit Sainte Beuve, le seul moyen qu'on ait trouvé de vivre longtemps".

(Anatole France).

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Carte du Tendre

Lettre d'Alfred de Musset à George Sand 

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,

Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?

Vous avez capturé les sentiments d'un coeur

Que pour vous adorer forma le créateur.

Je vous chéris, Amour et ma plume en délire

Couche sur le papier ce que je n'ose dire.

Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots,

Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

 

Réponse de George Sand

Cette insigne faveur que votre coeur réclame

Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.

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24/07/2009

Retour sur le passé...

Les années de notre enfance à Berre l'Etang.

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Nous habitions les petites maisons des cités ouvrières : cuisine qui en même temps faisait salle à manger, 2 chambres, un débarras, un W.C.
(Quelques années plus tard la Société a fait installer une douche dans les W.C. et la cuisine dans le débarras.)
Il y avait un grand jardin et derrière la maison un lavoir et un cabanon (pour les outils de jardinage ou autre...) ou le poulailler. Je tiens un oeuf dans ma main.

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Mes parents avaient retrouvé des amis de Lyon, qui eux aussi étaient venus travailler à la P.C.R.B. (Produits Chimiques Raffinerie de Berre). Ils se réunissaient souvent, surtout à la maison, pour des repas, des parties de belote et de boules dans le jardin où mon père avait réservé un emplacement exprés. Il y avait aussi les sorties aux fêtes... et les baignades dans l'Etang.

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Assise, chapeautée de blanc, à côté de mon père, ma soeur debout derrière moi, devant ma mère. 

Le jeu de boules

 

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Il y avait aussi "Zizi" (surnom que lui avait donné mon père). Elle s'appelait Julienne, mais n'aimait pas son prénom, elle se faisait appeler Josie (mon diminutif, donc Zizi). Elle était la soeur d'une de mes tantes et venait souvent à la maison. Nous l'aimions bien, elle nous faisait des cadeaux...

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Photo prise par maman qui développait elle-même ses photos. A cette époque elle possédait un appareil Kodak, une grosse boite, qui avait un air de celui-là :

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Il a fait un très long usage....

Puis, il y a eu les grèves de 1936. Papa a été licencié pour activités syndicales... Nous avons vécu alors des années de "dèche" que nous avons surmontées grâce au tempérament bien "trempé" de maman. Nous avons dù quitter la maison des cités, les amis... il n'y avait plus d'amis... Et puis 1939, la mobilisation... et puis la guerre...et puis 1940 l'internement de papa pour activités politiques.

Au camp d'internement - St. Sulpice la Pointe

 

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Nous quittons Berre pour nous réfugier à Valréas (Vaucluse) dans la famille où nous trouvons du travail dans un cartonnage...Et puis la Libération...et 1945...le retour de papa.

En 1946, notre retour à Berre.  Papa est réintégré à son poste à la Raffinerie, nous sommes à nouveau logés dans la cité, la vie est belle !!

Mais la maladie faisait son chemin et en 1947 papa nous quittait pour toujours.

La même année, maman a été embauchée au Mess de la Raffinerie, ma soeur Lucette à l'économat de Sud Aviation, moi au Service du personnel de la Raffinerie.

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Maman

 

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Ma soeur Lucette et moi
années 1948 - 1950

22/07/2009

Jersey, Guernesey...

Un oubli de Philippe Auguste ?

Selon la tradition, un puissant raz-de-marée a ravagé en 709 les côtes de ce qu'aujourd'hui nous appelons la Normandie. Des portions du continent s'en détachèrent pour former Jersey, Aurigny, et aussi le Mont Saint Michel. Une île existante se fractionna pour former les autres îles de la région, dont Guernesey.

Deux siècles plus tard, par le traité de Saint Clair sur Epte en 911, Charles III Le Simple donna à Rollon, chef viking de redoutables "Hommes du Nord", un duché qui devint donc le duché de Normandie, lequel ne tarda pas à s'arrondir, englobant en particulier les îles proches.

Comme chacun sait, la tradition guerrière des Normands se maintint et dans la foulée de sa victoire d'Hastings en 1066, Guillaume duc de Normandie, dit le Batard ou le Conquérant, devint Guillaume 1er d'Angleterre, sans pour autant abandonner son duché de Normandie, toujours partie de la Couronne de France. Celle-ci, en la personne de Philippe Auguste reprit en 1204 le duché des mains de Jean Sans Terre, le roi d'Angleterre du moment, mais il semble qu'alors on ait oublié d'indiquer le sort de des 16 îles et îlots que l'on nomme aujourd'hui Iles Anglo-Normandes ou Channel Islands.

Ni la Guerre de Cent Ans, ni les divers traités qui l'ont parsemée n'ont modifié cette situation et ces îles, pour la plupart d'entre elles, sont donc aujourd'hui des possessions de la Reine d'Angleterre, héritière du titre de duc de Normandie.

Ceux et celles qui ont visité ces îles savent que l'on y parle anglais, même si la toponymie est partiellement française et que subsistent, ici ou là, des parlers mêlant aux langues modernes des restes français, anglais, voire normands du XIIIè siècle.

Victor Hugo choisit ces îles pour mettre la mer entre lui et le territoire français qu'il voulait quitter pour ne pas cohabiter avec Louis Napoléon Bonaparte. Si Philippe Auguste avait été moins distrait, les îles Anglo-normandes seraient sans doute françaises et notre poète national aurait dù choisir l'ile d'Elbe ou Sainte-Hélène.

(Le Courrier des Retraités - juin 2009).

20/07/2009

La Fraternelle de Saint-Claude

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La coopérative alimentaire "La Fraternelle" de Saint-Claude dans le Jura, est devenue une maison du peuple unique en France. Toujours vivante, elle raconte aujourd'hui un siècle de coopérativisme pas comme les autres.

L'histoire de la "Fraternelle" de Saint-Claude est exemplaire de l'esprit communautaire qui régnait dans les montagnes du Jura au XIXè siècle. En 1881, le Cercle ouvrier de Saint-Claude fonde une coopérative alimentaire baptisée "La Fraternelle". Les coopérateurs sanclaudiens achètent au coeur de la cité une bâtisse pour accueillr dans un premier temps les boutiques et les foudres du vin (la coopérative a en effet débuté avec le nécoge du vin).

En 1899, la décision est prise d'agrandir les locaux. L'inauguration de la maison du peuple ouvre ses portes en 1910. La "Frat", comme on l'appelle alors familièrement, abrite sur 4.000m2, une épicerie, une boucherie, une charcuterie, des fours, des caves à vin et à fromage, des garages et une bourse du travail.

Foyer économique, elle est aussi foyer éducatif, avec un théâtre, un cinéma, une bibliothèque et une université populaire. Elle accueille la seule salle de sport de la ville, et il est créé la première pouponnière.

Egalement connue sous le nom de "Cathédrale des temps nouveaux", la maison du peuple de Saint-Claude connaîtra un remarquable essor économique jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Les années 80 voient le déclin du mouvement coopératif. Face à la concurrence des supermarchés, la Fraternelle cesse ses activités.

En 1981, la Fraternelle, la maison du peuple, sont laissées à une association créée pour la circonstance qui a pour objectif d'assurer la continuité de l'oeuvre dans le domaine social et culturel.

En 1984, ce lieu culturel comprend 3 salles de cinéma classées art et essai, un café qui accueille concerts, réunions et lectures, un club de jazz, un théâtre et un espace dédié aux arts plastiques.

La maison du peuple abrite également, dans six salles, l'exposition permanente "Archéologie d'un rêve" (reconstitution des entrepôts, bibliothèque, objets et documents iconographiques, illustrant l'idéal mutualiste, atelier thypographique des années 30, caves à vin).

(Article paru dans Info MIP).

19/07/2009

Soleil, soleil !!!

J

 

Bon dimanche ensoleillé pour tous.

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Brèves de comptoir :

Sur France Musique, on dirait que

c'est tout le temps grève...

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Au printemps les vrais bourgeons de la ville,

c'est les terrasses de cafés.

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Le permis de conduire, on peut pas te l'enlever,

c'est une propriété privée

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Plus français que le drapeau,

t'as le Ricard !

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17/07/2009

"Sales bêtes"...

Les "sales bêtes" !

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Et pourtant elles sont utiles. On les déteste, pourtant certaines nous veulent du bien. Et si nous ragardions les "petites bêtes" par l'autre bout de la lorgnette et leur reconnaissions aussi des vertus médicinales ?

Elles volent, rampent, bourdonnent, piquent...les petites bêtes qui empoisonnent la vie n'ont pas nos faveurs ! Selon un sondage, sept français sur dix (et jusqu'à 82% des femmes) reconnaissent être dégoûtés par les insectes et un sur quatre avoue même être incapable de s'en débarrasser lui-même. Ce qui nous affole et nous répugne ? Avant tout leur apparence (56%), leur saleté (40%), leur nombre (37%) et leur (éventuelle) dangerosité (37%).

- Utilisés depuis toujours.

Cela fait pourtant bien longtemps que certains insectes sont consommés pour leur taux très élevé de protéines, et nombreux sont les pays où les fourmis au chocolat, les beignets de sauterelles et autres "friandises" sont recherchées.

Les "bébêtes" peu ragoutantes nous rendent également de bons et loyaux services. En médecine, si elles ont été utilisées dès l'Antiquité de façon empirique, voire farfelue (des fourmis contre la surdité, des mouches écrasées contre la calvitie...), certaines sont désormais employées en laboratoire, preuve de leur intérêt. Les scientifiques ont par exemple "domestiqué" des araignées pour en utiliser la toile, à la fois fine, élastique et résistante à l'infection. La soie d'araignée, dont la solidité est plusieurs fois supérieure à celle du KEVLAR, pourrait se révèler idéale pour concevoir des tendons et des ligaments artificiels, voire pour réaliser des points de suture. La tarentule possèce, elle, un venin qui, en bloquant l'action du pore des cellules impliqués  dans la fibrillation cardiaque ou la propagation de tumeurs, pourraient apporter une aide au traitement des patients cardiaques ou cancèreux.

- Mouches, larves et asticots.

Et les insectes qui bourdonnent ? Si les abeilles sont réputées pour leurs diverses productions dont le pollen, la propolis et la gelée royale, aux incroyables qualités nutritionnelles et stimulantes du système immunitaire, on sait moins que les mouches, malgré leur peu d'attraits, sont passionnantes pour les chercheurs. D'ailleurs, la drosophile, cette petit mouche du vinaigre commune, est l'un des plus grands cobayes du laboratoire, notamment pour les recherches en génétique. Les larves ont également un intérêt bien réel, à tel point que l'on parle d'"astico-thérapie". Les larves de la mouche verte, qui ne dévorent que des tissus morts en préservant ceux encore vivants, sont ainsi utilisées dans plus de vingt pays comme "nettoyeurs" de plaies. Minuscules, mais très éfficaces, elles "font le tri" très proprement, facilitent la cicatrisation et exercent une action antibiotique grâce à leurs sécrétions naturelles. En France, l'asticot est même reconnu comme médicament depuis 2004.

Quant aux sangsues, elles ont pris depuis longtemps le chemin de l'hopital. Ce petit animal "gobeur", qui bénéficie d'une salive très performante (anticoagulante, cicatrisante et antibiotique), permet d'éliminer l'excès de sang, notamment après certaines chirurgies pointues comme les greffes de peau ou d'organe, et d'éviter ainsi l'engorgement, voire la nécrose des tissus : c'est l'hirudothérapie, originale et peut-être dérangeante pour certains, mais redoutablement efficace.

- Sur ma peau, de la bave d'escargot ?

Tout aussi peu attirante, la méduse, cet amas gélatineux, pourrait bien être une mine de découvertes. Le venin de certaines possède un effet anesthésiant. Leur collagène entre dans la composition de crèmes antirides et leurs protéines bioluminescentes passionnnent l'imagerie biomédicale.

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Enfin, même s'ils ne nous semblent pas extrêmement alléchants (à part persillés dans notre assiette...), les escargots sont en passe de devenir très précieux en cosmétologie. Leur bave possède en effet des propriétés étonnantes : elle est à la fois cicatrisante, adoucissante, traitante, rajeunissante, tonifiante et gorgée de vitamines. C'est presque le "Top du top" question qualité cosmétique, et plusieurs marques se sont déjà lancées dans la commercialisation de crèmes de beauté à base de bave. Répugnant ? Ce n'est pas ce que disent celles qui ont essayé...

Halte aux préjugés : si certains nous embêtent gratuitement, n'oublions pas que les insectes et autres bestioles peuvent aussi être nos alliés.

(Article paru dans Info MIP).

15/07/2009

Les algues

Mangez des algues

Elles sont riches en vitamines et minéraux.

Très saines et plutôt originales, les algues sont à la mode. Laissez-vous surprendre.

Alors que les Japonais en avalent plus de 3kg par an, la plupart d'entre-nous ne consomment des algues qu'en poudre incorporée aux préparations culinaires. Depuis peu, toutefois, les vertus de ces plantes sont reconnues.

Riches en minéraux (dont le potassium, l'iode et le magnésium), en vitamines (notamment du groupe B) et en antioxydants, elles sont aussi gorgées de protéines végétales (l'algue rouge en contient plus que le soja) et de fibres (50% du poids d'une algue sèche). Elles ont donc tout pour nous emballer. D'ailleurs, selon l'Inra, les algues seront entrées dans nos moeurs culinaires d'ici à 2015. Il est donc temps d'apprendre à les préparer et à les déguster sans préjugés.

- Sèches : la nori, ou porphyra, en vente dans les magasins exotiques, possède un petit goût de champignon. En feuille, elle devient papillote pour le poisson, et en paillettes, elle se glisse dans un cake salé ou se saupoudre sur une omelette, des pâtes ou une soupe.

- Fraîches : on trouve des barquettes dans les magasins bio ou chez le poissonnier. Il faut les rincer pour les dessaler, avant de les consommer en salade, avec du riz ou du poisson. La laitue de mer est très concentrée en chlorophyle, la dulse se déguste crue ou cuite, tandis que la wakamé et la kombu se consomment plutôt cuites. Quant aux spaghettis de mer, ils s'achètent saumurés, et se préparent poêlés ou en salade, une fois bien rincés.

- En condiment : les sels aux algues parfument court-bouillon, mayonnaise, vinaigrette et poisson. A découvrir aussi, les tapenades d'algues, mélanges d'algues et de condiments (cornichons, capres...) ou d'olives, à tartiner ou encore pour relever des crudités.

(Article paru dans Info MIP).

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