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03/02/2011

Traversée de la Provence par Napoléon

Le retour de l'empereur,

Depus 10 mois, l'empereur vit en exil sur l'ile d'Elbe avec sa garde (grenadiers, chasseurs, chevau-légers..., (soit un millier d'hommes au total. La situation se dégrade de jour en jour. Louis XVIII s'était engagé à lui verser une rente pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses troupes et serviteurs. L'argent commence à manquer et la patience de Napoléon à s'émousser, ce qui fera dire à Georges Blond : "Napoléon était coincé entre la banqueroute, la déportation et l'assassinat. Mettez un tigre dans une cage mal fermée, menacez-le, harcelez-le, et, en même temps privez-le de nourriture, vous verrez bien ce qui arrivera !". Le résultat ne se fait pas attendre : l'empereur prend la mer le 26 février 1815 à bord de "l'Inconstant" et débarque à Golfe Juan le 1er mars. Voulant éviter une Provence royaliste hostile, il préfère la route des Alpes, vers Grenoble. Il lui faudra six jours pour franchir les limites de la Provence.

- 1er jour : à Antibes.

La garnison reste fidèle au Roi. Napoléon décide alors de se diriger vers Cannes et installe un bivouac non loin de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Voyage, aujourd'hui remplacée par une église - La rue Bivouac-Napoléon commémore la halte de l'empereur.

- 2ème jour : de Cannes à Seranon.

La troupe quitte Cannes et se dirige vers Seranon. C'est à la sortie du Cannet que la décision définitive de gagner Grenoble est prise. Direction Mougins, alors petit village perché, puis Biot, Balbonne, Mouans-Sartoux, ou l'Aigle consulte Cambronne et rejoint Grasse par un chemin correspondant à l'actuelle route. Après un moment de repos à La Foux où Napoléon a "fait former les faisceaux", c'est le départ vers Saint-Vallier. L'empereur fait une halte au plateau de Roquevignon, appelé depuis "Plateau Napoléon", le temps de rassembler la troupe. De passage à Excragnolles, l'empereur va saluer la mère du général Mireur, mort à ses côtés lors de la campagne d'Egypte. Puis c'est l'arrivée à Seranon vers minuit. Las, l'empereur prend un peu de repos dans la gentilhommière Broundet, aujourd'hui en ruine.

- 3ème jour : de Seranon à Barrême.

Très tôt ce matin du 3 mars 1815, l'armée quitte Seranon et se dirige vers Castellane. Elle traverse le Logis du Pin, puis Peyroules, autrefois à flanc de montagne, La Garde, dont le nom seul évoque sa fonction, et enfin Castellane. Nous sommes dans le Parc naturel régional du Verdon au point de rencontre entre les Alpes du Nord et du Sud. Au IX° siècle, la ville est située sur le roc avant de s'établir à l'emplacement actuel. Au XIX°, une statue de la Vierge vient couronner la chapelle. Après Castellane, direction Barrême en passant par le col de Lèques, Taulane, Senez et sa magnifique cathédrale. Le bivouac s'installe.

4ème jour : de Barême à Malijai.

De Barême à Digne, la route actuelle n'a jamais vu passer l'empereur. En effet, elle ne fut construite qu'en 1840. Seul existe à cette époque un chemin de montagne qui traverse la Clappe ou Napoléon s'arrêta pour se restaurer d'une omelette et de vin de pays. Vers 13 heures, les vestiges de la Grande Armée, entrent dans Digne. L'empereur s'arrête à l'auberge "Le Petit Paris" et demande à Cambronne de faire imprimer les premières proclamations destinées "Au peuple français" et "'A l'armée". Il est temps de quitter Digne (sous les acclamations de la population) pour Malijai, au carrefour de la Durance et de la Bléone. Napoléon y arrive en pleine nuit et se repose au chateau tout en craignant, pour le lendement une résistance à Sisteron. Vers deux heures du matin une estafette l'informe que la ville a été évacuée et que son passage ne posera aucun problème.

- 5ème jour : de Malijai à Gap.

Au sortir de Malijai, seule la Durance accompagne Napoléon jusqu'à Sisteron. Il traverse sans encombre le pont de la Baume, pénétre dans la ville sous les acclamations de la foule et se repose un moment à l'auberge du Bras d'Or. Une jeune fille offre à l'empereur un drapeau tricolore qui, dorénavant, ouvrira la marche de la colonne. Encore 50km à parcourir en traversant Poët, Plan-de-Vitrolles, la Saulce avant d'entrer dans Gap vers 22 heures. L'empereur descend à l'auberge Marchand au numéro 19 de la rue de France où il passera la nuit.

- 6ème jour : De Gap aux portes de Valgaudemar.

Le passage du col Bayard, sous la neige, inquiète l'empereur. La troupe doit reprendre des forces. Aussi le départ de Gap ne se fera qu'à 14 heures. Sur la route, toujours le même enthousiasme, le tocsin résonne de tous côtés et les soldats en oublient leur fatigue. Le Noyer, Saint-Bonnet, Chauffayer, Saint Firmin, les derniers villages avant de quitter la Provence font à l'empereur un véritagle triomphe.

L'aventure ne durera finalement que 100 jours.

(Almanach 2011 - "Un an en Provence").

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09:02 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

oui et nous avons ici cette route qui s'appelle d'ailleurs "route Napoléon".

Bises et belle journée.

Écrit par : patriarch | 04/02/2011

Bonjour Josiane

Ca fait plus de 270 km en 6 jours !! Les gars savaient tricoter des molets, en ce temps là !!


Une sacré marche, qui n'est pas une marche forcée cependant !!

Bises du grillon

Écrit par : Christian | 04/02/2011

Il fallait du temps pour circuler sans monture. Ce n'était pas rapide comme aujourd'hui.

Gros bisous,
Aliette

Écrit par : Aliette | 06/02/2011

Coucou jolie Josiane !
Mais suis en retard pas vrai , désolée , je vais me rattraper .
En 1973 je l'ai prise la route Napoléon au dessus du lac de Lafrey ,
c'était 133 ans après lui .
Bon dimanche bizoux Françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 06/02/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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