logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

26/03/2011

Coup de foudre

Elisabeth Taylor et Richard Burton

Liz Taylor3.jpg

 

Une histoire d'amour comme au cinéma. Tout le monde en rêve...

..."Avoir attendu si longtemps et savoir si soudainement...", murmure Liz Taylor à l'oreille de Richard Burton, sur le plateau de tournage. Elle a senti son coeur se détacher de sa poitrine. Ce qu'elle a attendu vainement d'hommes trop fragiles comme Montgomery Clift ou James Dean, elle pense que Richard Burton, au delà de son excentricité, va le lui apporter.

A travers les rôles de Cléopâtre et Marc-Antoine, ils jouent leur propre histoire d'amour et la gravent sur la pellicule pour l'éternité.

Elle l'entend lui répondre :

"Tout ce que je désire étreindre, aimer, avoir ou être, se trouve à présent là, avec moi".

Tout le monde sur le plateau ressent l'électricité qui passe en eux, sauf le réalisateur Mankiewiez,  qui comprend tout de suite que pour lui, de nouveaux ennuis de tournage vont commencer.

Il n'ignore pas que les deux tourtereaux sont déjà mariés chacun de leur côté, que la presse ne va pas tarder à s'en mêler : Liz est fragile, autodestructrice et Richard peut se montrer incontrôlable...

Mais, après le "coupez" traditionnel, quand les deux acteurs lui demandent machinalement si c'était bien, il ne peut s'empêcher de laisser tomber cette appréciation désabusée :

"Avec vous, je me sens de trop !".

Liz Taylor2.jpg

 

(Les "Coups de Foudre" - de François-Xavier Gauroy).

16:21 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (7)

04/12/2009

Rencontre amoureuse

delon et romy.gif

Romy Schneider dira plus tard : "J'ai coutume de jouer le tout pour le tout. Je ne me dépense pas, je me dilapide...".

...Un escalier roulant, désespérement lent, de l'aérodrome d'Orly un jour de juin 1958.

En bas, renfrogné, dûment cravaté et trop bien habillé, Alain Delon.

C'est le producteur du film "Christine" qui a eu l'idée de le poster là pour accueillir avant la conférence de presse sa future partenaire.

Muni d'un bouquet de roses d'un rouge trop violent, le jeune homme a conscience du ridicule de la situation. Sa colère, il la retourne contre la jeune interprète de "Sissi" qui tarde désespérément à apparaître.

Enfin, la voilà, et derrière elle, sa mère, Magda Schneider, qui la chaperonne strictement et se méfie tout de suite de ce jeune homme si beau.

Romy ne parle pas encore bien le français et Delon ne force pas son talent en anglais. S'ils communiquent d'ailleurs, c'est pour se disputer, pour tout et pour rien.

En bon camarade Jean Claude Brialy se croit obliger de les réconcilier sans cesse. Il n'a pas compris qu'à présent ils jouent à se détester.

Magda Schneider non plus, qui à la surprise de les trouver un matin dans le même lit.

Et voilà que le tournage de "Christine" prend fin à Vienne. Romy a raccompagné Alain Delon à l'aérodrome.

Elle renonce à rentrer en Allemagne et prend le vol suivant vers Paris.

Pour Alain Delon elle oublie toute sagesse et prend définitivement son indépendance vis à vis de sa famille....

romy et delon 2.gif

(Coups de Foudre de François-Xavier  Gauroy).

07:36 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (5)

29/07/2008

"GUEULE D'AMOUR"

Jean GABIN (1904-1976)

Fils d'artistes de music-hall, cet "enfant de la balle", fait l'école buissonnière.

Une certaine Mistinguett l'engage dans sa revue du Moulin-Rouge : opérettes, revues, tournées; il débute enfin dans son premier film en 1930 : "Chacun sa chance".

Il va devenir célèbre dès 1934. Beau comme un dieu, il devient vite une star et tourne avec les plus grands : Renoir, Carné, Gremillon, Prévert ...

Il est le héros prolo, le héros tragique marqué par le destin, le voyou au coeur tendre, le séducteur qui se noie dans les yeux azurs de Michèle Morgan.

Après une relative traversée du désert, il va changer de registre. Il revient au premier plan avec "Touchez pas au grisbi" de Jacques Becker (1954).

GABIN a 50 ans et il est parfait en gangster vieillissant; flic, truand, juge, médecin, il connait alors une période faste, accumulant les bons films, avec d'excellents metteurs en scène.

Epaulé par Michel AUDIARD aux dialogues, GABIN se fait une spécialité de "fort en gueule", aux répliques fleuries. Avec son phrasé inimitable, il balance les répliques qui tuent, des saillies hilarantes que le public adore, ciselées par l'orfèvre aux doigts d'or, Michel AUDIARD.

Au milieu des années 60, GABIN est un mythe, mais semble prendre de moins en moins de risque.

Un dernier film "L'année sainte" (1976) clôt sa carrière.

Il s'éteint au mois de novembre 1976. Ses cendres seront dispersées aux larges des côtes bretonnes.

(Collection Audiard).

15:10 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2)

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique