14/12/2009

La Folie des Grandeurs

Film de Gérard Oury.

La "Folie des Grandeurs" sort sur les écrans à l'occasion des Fêtes de Noël le 8.12.71, et connait un succès considérable : 917.449 entrées sur Paris-Périphérie et au total 5.568.000 spectateurs sur toute la France.

Gérard Oury avait rêvé de reconstituer le tandem de Funés-Bourvil. A la mort de ce dernier, profondément attristé, de Funès est catégorique : "On ne fera pas ce film, Gérard; on ne peut pas le faire sans Lui". Oury ne peut que s'incliner.

Il a donc quasiment renoncé à son beau projet, lorsqu'il assiste à une soirée où il croise Simone Signoret. La conversation bifurque sur la mort navrante de Bourvil. "Par qui comptes-tu le remplacer ?" demande Simone. Oury répond que le film ne se fera sans doute pas, parce qu'il ne trouve personne capable de jouer le rôle . "LUI", fait-elle alors pointant l'index vers quelqu'un derrière lui, lui tournant le dos.

Montand accepte parce que dit-il j'aime tout ce que fait de Funès. Il me fait rire aux larmes et j'ai vu tous ses films.

Or à pied d'oeuvre Montand est tout de même inquiet; quoiqu'il en soit l'entente entre Yves et de Funès est aussi complice qu'idéale. Souvent on les voit comploter dans un coin, éclater de rire comme des enfants et dire "On vient de trouver un nouveau gag !".

Montand parvient à tirer son épingle du jeu à côté du volcan en éruption, du café noir en ébullition, qui lui sert de partenaire. ..Ce n'est pas rien...!

louis-de-funes2.jpg
le valet.gif
valet et son maitre.gif
Saluste et ruiz.gif

- Le strip-tease de Sapritch -

alice et montand.gif

De la "Folie des Grandeurs", où elle tient le rôle d'une duègne qui poursuit de ses ardeurs un Yves Montand qui n'en peut mais, Alice Sapritch devait garder un excellent souvenir : "Cette rencontre avec Louis de Funès et Yves Montant m'a apporté beaucoup de plaisir", dira-t'elle.

Quand à son strip-tease (fort chaste toutefois, puisqu'il s'arrête à la guépière", ce devait être l'un des morceaux de bravoure du film. Elle y mit d'ailleurs beaucoup de conscience professionnelle et comme l'effeuillage, burlesque ou non, est un art, elle demanda à l'une des reines du Crazy Horse Saloon, de lui dévoiler les secrets du deshabillage en public...

(Les Editions Atlas).

09/10/2009

Star du "Western Choucroute"...

Pierre Brice, un beau Français, incarne un chef apache dans la langue de Goethe : sur le papier, cela tenait de la bonne blague...

brice1.jpg

Mais en 1962, ce cocktail remporte un immense succès outre-Rhin. Adaptées des romans de Karl May, les aventures de "Winnetou" seront déclinées en une dizaine de films et une série télé.

Dans la peau du valeureux chef indien, Pierre Brice devient une icône : "j'incarnais un héros positif. Les Allemands en avaient besoin au sortir de la guerre !", commente l'acteur. Coup de chance pour lui, car en France, il a bien du mal à percer.

Né en 1929, il s'engage pour l'Indochine, avant de devenir acteur. Aperçu chez Marcel Carné ("Les Tricheurs" et André Cayatte "Le Miroir à deux faces", il fait du mannequinat, se retrouve sur les planches avec Jacqueline Maillan en 1953...

...Mais il ressemble à Alain Delon, déjà une star. La place est prise !.

Brice tente sa chance à l'export. Bonne pioche. Primé au Festival de Berlin en 1962 pour son rôle dans le film espagnol "Los Atracadores", il tape dans l'oeil du producteur allemand Horst Wendlandt : il sera "Winnetou".

Désormais, il va collectionner les trophées de meilleur acteur de l'année. Face à lui, même Sean Connery 007 mord la poussière en Allemagne. Idem pour les Beatles. Le grand manitou du "Western Choucroute" commet un disque, et les quatres garçons sont dépassés.

Depuis un demi-siècle, cette star d'outre-Rhin est restée un quidam dans l'Hexagone, malgré quelques apparitions comme dans la série "Orages d'été" (TF1, 1989).

A l'occasion du dernier Festrival de Berlin, en février, toute la prese germanique célébrait ses 80 printemps.

brice 2.jpg

(Télé 7 jours - aout 2009).

------------------------------------------------------------------------------------

Je délaisse le blog ce week-end, quatre de mes petites filles accompagnées de leur papa Claude, viennent passer la journée avec moi.

Heureuse ? me demanderez-vous... OH ! OUI ! que je vous répondrai. A bientôt.

Bisous.

15/11/2008

Jean Gabin

medium_Jean_Gabin.jpg

Le papa câlin !


Le 15 novembre 1976 disparaissait à l'âge de 72 ans, Jean GABIN , né le 17 mai 1904.

Ci-dessus, le pacha du cinéma français en compagnie de ses 2 filles, Florence, l'ainée (à gauche) et Valérie, la cadette (à droite). Si leur père ne les a jamais encouragées à travailler dans le cinéma, un milieu de "mabouls", comme il disait, Florence et Valérie deviendront tout de même réalisatrices.

"Le cinéma, c'est du vent, de l'illusion, des bulles, du bidon", répétait-il souvent. Jean Gabin a beau être l'un des plus grands acteurs de tous les temps, il avait coutume de dire que son "plus beau rôle, c'est celui de père de famille".

Dans les années 50, celui que les géants d'Hollywood appellent "Djine Guebine" a laissé derrière lui sa "gueule d'amour" et ses conquêtes féminines parmi les plus belles femmes du monde, Michèle Morgan et Marlène dietrich en tête.

En 1949, sa vie se fixe avec celle qui correspond désormais à un idéal : Dominique Fournier, mannequin-vedette chez Lanvin, abandonne pour lui sa carrière et devient sa troisième femme. Celle avec qui il réalise un rêve de gosse : fonder une famille à la campagne et devenir éleveur.

Ensemble, ils auront trois enfants : Florence en 1950, Valérie en 1952 et Mathias en 1956. Gabin profite de sa gloire cinématographique pour investir toute sa fortune dans le domaine de la Pichonnière, dans l'Orne, en Normandie, sur lequel il fait construire une maison qu'il baptise "La Moncorgerie", en clin d'oeil à son vrai nom, Jean-Alexis Moncorgé. En 1956, le monstre sacré règne sur un empire de 150 hectares, avec un cheptel de 300 bovines, une écurie d'une quinzaine de chevaux de course et un hippodrome !

"Au cinéma, je ne travaille pas pour la gloire, mais pour l'argent. Et je ne calcule pas en francs, mais en vaches :
Maigret, c'est tant de vaches, Le président, un champ de fourrage, Le casse se rebiffe, une trayeuse électrique, Le Baron de l'écluse, une nouvelle fosse à purin.

La ferme c'est du tangible, de l'avenir : celui de mes enfants", revendique Gabin.

Cet acteur gentleman-farmer est surtout un paternel exemplaire. Un père qui refuse toujours de tourner pendant les vacances scolaires. Un père à la fois protecteur et sévère, bourré de paradoxes, à l'image de son "mauvais" caractère. Mais un père aimant, avant tout et par dessus tout.

"Si j'ai beaucoup râlé dans ma vie, c'est parce que j'ai beaucoup aimé" confiera d'ailleurs, peu avant sa mort en 1976, le bourru au grand coeur ....


(Extrait rubrique "Actualités").

13/09/2008

Attention ! Les Bronzés reviennent ...

(Extrait et photos d'un article paru dans Télé 7 Jours en juin 2005)

medium_les_bronzés3bis.jpg


medium_les_bronzes5.jpg


"C'est en Sardaigne que se déroule le tournage du troisième volet d'une saga devenue culte pour plusieurs générations. Plus de 26 ans après on attend avec impatience (et un peu) de crainte les nouvelles aventures de ces Français, très, très moyens :

- Gigi, Popeye, Jérôme, Bernard, Nathalie et Jean-Claude (Marie-Anne Chazel, Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Josiane Balasko et Michel Blanc) ... se retrouvent en vacances au soleil ... en Sardaigne, dans l'hotel du dragueur de la bande : Popeye.

... Leurs travers n'ont pas pris une ride : "ce sont les mêmes, mais en pire, donc en mieux pour nous", tient à préciser Patrice Leconte, à nouveau derrière la caméra.

Amis depuis le Lycée

Tous jubilent de retrouver leurs personnages.

"Il y a quelque chose d'enfantin qui ressurgit quand on se retouve", a déclaré M.A. Chazel pendant le tournage.

"Un humour qui ne se révèle que lorsqu'on est en bande", ajoute Ch. Clavier.

- Amis depuis les années lycée, ils ne se sont jamais perdus de vue ... Il faut attendre 2004 pour que Th. Lhermitte et Ch. Clavier, retirés en Corse, s'attèlent à un synopsis des "Bronzés 3" et, avec les quatre autres "mettent en branle la grosse machine du Splendid".

... A six, l'écriture va très vite ...

... "Ils sont restés les "déconn..." que j'ai connus; le groupe leur donne une impunité qui permet de se lâcher", déclarait P. Leconte.

Les Bronzés 3, Amis pour la vie

Le film diffusé sur TF1 mardi 9 septembre m'a laissé perplexe...: lourd, confus, brouillon... J'aurais aimé retrouver la "légéreté" des gags des deux premiers "Bronzés".

La critique de Télé 7 Jours:

" Inexplicable succès : 10 millions d'entrée !! Cette triste pantalonnade s'appuie sur des ressorts usés et des acteurs qui s'accrochent à un glorieux passé. On est pourtant bien loin du mordant des premiers épisodes qui avaient le mérite de moquer avec tâlent les travers de la société de l'époque ".

-----------------------------------------------------------------

Et comme le dit Pierre (mon fils) : "J'ai bien fait de ne pas être allé le voir au cinéma à sa sortie, j'aurais regretté mon argent ...".

02/08/2008

Les mouettes et les sardines à l'honneur

Ce n'est pas une pub, mais un infomercial de deux minutes trente, tourné le 21 mai 1996 à la Pointe du Raz, en Bretagne.

medium_La_Pointe_du_Raz_-_105.JPG


Ce texte, un long monologue écrit par Frank Tapiro dans le plus pur style Cantona, s'inspire de la fameuse phrase de Canto à la presse anglaise en mars 95 :

"Quand les mouettes suivent les chalutiers, c'est parce qu'elles attendent que les sardines soient jetées à la mer".

Eric CANTONA



né le 24 mai 1966 à Marseille



1987 : première sélection en équipe de France.
1989 et 1991 : Champion de France avec Marseille.
1997 : Retraite sportive.

Eric CANTONA ne s'est pas "cantonné" dans les pubs; il a aussi tourné des seconds rôles dans des films; comme en 1995 "Le Bonheur est dans le pré" - 1999 "Les Enfants du Marais", et d'autres ...

TF1 le 28 avril 2008 diffuse le "Papillon noir" de Christian Faure, qui reçut le prix de la réalisation au Festival de Luchon pour ce thriller psychologique qui rend hommage au travers de quelques clins d'oeil, à Hitchcock, le maître du suspense. Au coeur de ce huit-clos angoisant, deux comédiens formidables : Eric CANTONA et Stéphane FREISS, se livrent à un jeu du chat et de la souris, qui tient en haleine jusqu'au dénouement.

Eric CANTONA y interprète Jack, un vagabond que Richard (Stéphane FREISS) rencontre au bord d'une route et décide de l'emmener en voiture. Il lui propose un hébergement contre quelques travaux dans sa maison. Mais au fil du temps, Richard va soupçonner Jack d'être un tueur en série ... Suspense ... inquiétant jusqu'à la fin, où l'on est très surpris ...

"Devenu acteur, je pensais qu'on me choisissait uniquement pour ma notoriété de footballeur et que je n'avais pas besoin de travailler. J'ai vite compris que je me trompais et depuis je bosse dur. J'ai aussi beaucoup appris avec Stéphane FREISS, il est très perfectionniste".

(Télé 7 jours - Avril 2008).

01/08/2008

FORT SAGANNE

medium_Saganne.jpg


9 semaines dans le désert, jamais tounage ne fût si difficile.

L'odyssée saharienne du lieutenant Charles Saganne, tournée en plein désert de Mauritanie par 50° à l'ombre se raconte à coups de superlatifs.Tout y a été trop. Trop long, trop cher, trop difficile, trop hasardeux. Le lieu d'abord : l'intrépide productrice, Albina de Boisrouvray, trouve les dunes de sable décrites par Louis Gardel, l'auteur du roman, à Chinguetti, village à 600 km de Nouakchott. A dix heures de piste de tout lieu habité, il faut installer pour les 80 techniciens et les comédiens un hôtel de fortune, une station d'épuration, un groupe électrogène. Tout est transporté par un bimoteur suisse, spécialisé dans les attérissages de fortune. Le fils d'Albina, François-Xavier, qui, deux ans plus tard, mourra aux commandes de l'hélico du Paris-Dakar, fait d'incessants va-et-vient pour livrer nourriture et médicaments. Le vent qui déplace en permanence les dunes du décor rend fou le réalisateur Alain Corneau. Les acteurs, Gérard Depardieu, Philippe Noiret, Sophie Marceau, tournent sans repos de 5 heures à 17 heures pendant neuf semaines. Parfois, il faut rouler plus de quatre heures sur des pistes où les camions s'ensablent pour rejoindre le lieu de tournage.

La reconstitution des scènes de batailles, avec une centaine de chameaux, a mis les nerfs du réalisateur à vif : "C'était l'horreur, se souvient Alain Corneau, on ne dresse pas les chameaux : impossible de doubler une prise avec eux".

Le budget explose en cours de réalisation. De 30 millions au départ, il atteint l'un des pics du cinéma français : 50 millions.

Gérard Depardieu, cheveux courts, superbe officier, y perd 15 kilos. Corneau se souvient : "Je l'ai vu mincir, blondir, devenir magnifique : il s'est transformé en mystique du désert. Il était Charles Saganne".

(Télé 7 jours - janvier 1999).

26/07/2008

Michel AUDIARD

Dans les années 60, Michel AUDIARD, scénariste-dialoguiste, est également une star dont le nom concurrence, sur les affiches, celui du réalisateur. Pendant trente ans, il va écrire sans relâche pour les vedettes, leur offrant leurs plus belles partitions : Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, Bernard Blier, Michel Serrault, Fernandel, Bourvil, Romy Schneider, Louis de Funès, Mireille Darc, Darry Cowl...

Il leur peaufine des dialogues gouleyants, truffés de répliques qui tuent, de saillies imparables.

Classique du cinéma français, la comédie policière de Gilles Grangier "Le Cave se rebiffe", portée par un casting de premier ordre, est sublimée par des répliques mitonnées par Michel Audiard.

Très librement adapté d'un roman d'Albert Simonin, "Le Cave se rebiffe" a été totalement réécrit par Michel Audiard pour offrir un rôle de dur à Jean Gabin. Pour ce film écrit en douze jours, il signe quelques-uns de ses dialogues les plus percutants.

Quand Gilles Grangier, Albert Simonin et Michel Audiard viennent présenter le scénario à Jean Gabin, chez lui, dans sa propriété de Deauville, l'acteur se régale, comblé par l'histoire et son personnage d'un vieux caïd truculent.

Le casting du film, choisi conjointement par Gabin, Audiard et Grangier, est un pur régal : Bernard Blier, Maurice Biraud, Ginette Leclerc, Franck Villard, Antoine Balpêtré, Robert Dalban... Des amis de Gabin, des acteurs qu'il respecte, des compagnons de jeu d'Audiard pour lesquels il tricote de belles répliques.

"Le cave se rebiffe" sort en salles le 27 septembre 1961. La critique sera mitigée. La presse catholique soulignant le manque de moralité de l'entreprise, mais le public fera un triomphe aux aventures du Dabe (le Roi en argot) et son cave.

Audiard confiera plus tard que le film était un de ses préférés. Avec ce film, sa cote va s'envoler ...

(Collection Audiard).

14/06/2008

LAUREL et HARDY

medium_Laurel_et_Hardy.jpg


"... C'est moi Laurel, c'est toi Hardy / c'est toi le gros, c'est moi le petit ..." ...

La fameuse ritournelle, leitmotiv de tous leurs films, présente d'emblée les deux compères, tranchant l'éternel dilemme du "comment les reconnaître ?", qui fit longtemps la joie des cours de récré. L'âge venant, on y ajoute d'autres informations. On sait que Stanley Laurel, dit Stan, c'est l'anglais, et que ce chétif pleurnichard est le cerveau du tandem inspirateur des scénarios et auteur de la plupart des gags; il exigeait et obtenait d'être payé le double de son acolyte.

On sait enfin qu'Olivier Hardy, Ollie pour les intimes, c'est l'américain, l'obèse placide, à la voix suave (écoutez-le pousser la sérénade dans "Laurel et Hardy au Far West !).

On aurait fini par les oublier pourtant, car ces inséparables, sont quelque peu passer de mode. En ce temps où tout s'accélère, ou tout se précipite, on n'est plus vraiment en phase avec leur célèbre "slowburn", qui repose sur le ralenti, l'impassibilité devant la catastrophe.

La complicité des deux lurons durera plus de 30 ans. A la mort de Hardy, en 1957, (selon la légende), Laurel inconsolable mettra fin à sa carrière d'acteur.

... Pourquoi Laurel et Hardy ont-ils un accent anglais à couper au couteau dans la version française ? Parce qu'ils ont eux-mêmes doublés leurs films au début du cinéma parlant.

Par la suite les acteurs français chargés du doublage ont dù les imiter, succès oblige.


(A. MOUGE)

13/06/2008

LE PANTALON

medium_pantalon_rouge.jpg


Désobéissance fatale



Fusillé pour l'exemple et pour la patrie.

Octobre 1914, Lucien BERSOT, réserviste de Besançon, est rappelé sous les drapeaux.

BERSOT est incorporé au 60ème régiment d'infanterie. Il porte un pantalon d'été en coton blanc. Contrairement à ses camarades, son paquetage ne comprend pas le pantalon réglementaire en drap de laine.

Le 13 février 1915, BERSOT a froid et réclame un vêtement chaud. Mais il refuse celui que le lieutenant de sa compagnie lui ordonne de porter, le pantalon pris sur le corps d'un camarade tué au combat, déchiré par les balles et taché de sang.

Condamné à huit jours de prison pour "refus d'obéissance", BERSOT, 32 ans, finira devant le peloton d'exécution pour "mutinerie devant l'ennemi", malgré les interventions de deux compagnons et du lieutenant GUERIN, chargé de sa défense.

Juge et partie au conseil de guerre, le Colonel AUROUX, a vu dans le cas de BERSOT l'exemple qu'il attend. Pour lui, les revers militaires des Français, sont dus à l'indiscipline.

Et tandis que, signe d'infamie, le corps de BERSOT est enterré hors les murs du cimetière, ses deux camarades sont condamnés aux travaux forcés "pour avoir outragé un supérieur".

Cette histoire véridique d'un "fusillé pour l'exemple" (il y en eut officiellement 1638 de 1914 à 1918) a été découverte par Alain SCOFF dans un vieux numéro du "Crapouillot".

En 1922, la dépouille de BERSOT fut ramenée à Besançon et son nom gravé sur le monument aux morts.


(D'aprés M.C. Chane-Tune)

(Livre "Le pantalon" d'Alain Boisset, puis en collaboration avec Yves Boisset le scénario d'un film).

12/06/2008

La Dame au Flambeau

medium_bachelor_amalia.jpg


Son visage est apparue des millions de fois au cinéma et pourtant elle reste une parfaite inconnue.

Amalia BATCHLER était standardiste aux studios Columbia, lorqu'en 1930, Harry Cohn décidait de doter sa firme d'un symbole.

Perchée sur 4 bobines de films, une vieille robe de peplum sur le dos, une bouteille de chianti entourée de papier argent en guise de flambeau, Amalia devenait "Miss Columbia" à peu de frais.

Maligne, elle a exigé par contrat de toucher 1 dollar chaque fois que le générique serait projeté.

Amalia n'a jamais connu la gloire de Rita Hayworth ou Kim Novak, les deux stars féminines lancées par Columbia.

Mais à 88 ans, devenue milliardaire, elle coulait une retraite paisible dans l'une de ses 28 villas à Beverly Hills.

(C.L.)

Toutes les notes

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Toute l'info retraite | avec notretemps.com | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Famille | Plaisir | Beauté | Santé | Jeux | Atlas