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20/05/2012

Gens Bournareau

Gens Bournareau nait en 1104 à Monteux (Vaucluse) dans une famille d'agriculteurs.
Très pieux dès son plus jeune âge, Gens est marqué par le manque de foi chrétienne et les pratiques païennes des Montiliens.
Ceux-ci ont en effet l'habitude de plonger le buste d'une statue de l'Archange Raphaël dans un cours d'eau afin d'obtenir la pluie et assurer les récoltes.

S'élevant contre eux, Gens est forcé de fuir, moqué par les habitants du village qui le poursuivent en lui jetant des pierres.
Il emporte avec lui deux vaches léguées par son père, quelques outils agricoles, et s'en va par-delà les garrigues.
De ce jour, plus aucune goutte d'eau ne tombe sur Monteux.

Gens Bournareau s'installe dans les ruines d'un ancien monastère, à trois quarts de lieue du Beaucet, où il entreprend de prier pour le salut des montiliens et des pêcheurs, tout en labourant et ensemençant un petit lopin de terre.
Un jour, alors même qu'il est en train de prier, un loup tue l'une de ses vaches.
Gens apprivoise l'animal et lui apprend à labourer la terre avec l'autre vache ; ce sera son premier miracle.

A Monteux, la sécheresse fait des ravages depuis trois ans.
Berthe Bournareau, la mère de Gens, est mandatée pour retrouver son fils.
Affaiblie et assoiffée, elle le trouve enfin.
Gens fait alors jaillir une source d'un rocher afin de la désaltérer ; voici son deuxième miracle, qui perdure aujourd'hui et dont on dit qu'il guérit les malades et les affligés.

Le jeune ermitte revient à Monteux et accomplit son troisième et dernier miracle en faisant tomber la pluie lors d'une procession.

Très rapidement, il repart pour son ermitage, où il meurt dans la pénitence et la prière à l'âge de 23 ans, le 16 mai 1127.
Depuis 1671, un pélerinage organisé par la Confrérie de Saint-Gens a lieu chaque année à l'anniversaire de son décès.
La procession s'étale sur 18 kilomètres entre Monteux et l'ermitage du jeune saint, au Beaucet.

Texte de Anne-Sophie Meyer, recopié et toiletté par Pierre
"Mag'Ville Pays du Comtat" n° 15, avril-juin 2012

Saint_Gens.JPG
Statue du Grand Saint-Gens, à Monteux

Liens :
Confrérie de Saint-Gens
Ville de Monteux

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BON DIMANCHE

 

dame au divan.jpg

 

 

07:27 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (8)

07/04/2012

Mini-histoires de la Bible

La naissance de Moïse

Il y a longtemps, les Hébreux étaient les esclaves des Egyptiens, batissant pour eux leurs monuments de pierre. Mais leur nombre croissait sans cesse et Pharaon les percevait comme une menace craignant qu'un jour ils ne se révoltent. Alors, il décrêta "que l'on jette tous les garçons dans le fleuve à leur naissance !".

Seule une femme de la famille de Lévi réussit à cacher son fils nouveau-né pendant 3 mois. La femme savait qu'elle ne pourrait dissimuler plus longtemps le bébé. Alors, elle le plaça dans une caisse de jonc au bord du fleuve. Elle dit à sa fille Myriam : "Surveille-le bien et rapporte moi ce qui se passe".

Moïse.jpg

Peu de temps après, la fille du Pharaon vint se baigner. Elle entendit l'enfant qui pleurait et devina qu'il s'agissait d'un bébé hébreu. Prise de pitié elle envoya sa servante le chercher. La fille du Pharaon vit alors la fillette cachée dans les roseaux et comprit qui elle était . "Connais-tu une nourrice ?" demanda-t-elle? Myriam courut chercher sa mère. Celle-ci s'occupa du petit garçon, d'autant plus que c'était le sien !

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Quand il eut grandi, elle l'amena à la fille du Pharaon et il fût pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, ce qui signifie : "Sauvé des eaux". Mais grâce à sa nourrice, Moïse n'oublia jamais d'où il venait. Un jour il vit un Egyptien fouettant cruellement un Hébeu. Hors de lui, il frappa l'homme et le blessa mortellement. Le lendemain quand il sortit, il vit deux Hébreux qui se querellaient. "Tu as tort de frapper ton prochain" dit-il à l'agresseur. L'Hébreu répondit : "De quel droit me juges-tu ? Penses-tu me tuer, comme tu as tué l'Egyptien ?".

Moïse eut peur et se dit : "Certainement la chose est connue !".

au puits.jpg

Il quitta l'Egypte et se réfugia au pays de Madian. Jéthro, le sacrificateur de Madian, avait sept filles. Elles emmenèrent le troupeau de leur père s'abreuver dans une oasis. Mais des bergers empêchèrent leurs bêtes d'approcher du puits. Moïse, qui se trouvait là, chassa les mauvais bergers. Pour le remercier les jeunes filles lui offrirent l'hospitalité. Moïse tomba amoureux de Séphora, la plus belle d'entre elles et plus tard, il l'épousa.

(Illustration Frédéric Joss - Texte Anaël Dena).

08:07 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (7)

15/11/2011

Conte pour enfant

Le vilain petit canard

Par un beau jour d'été, Maman Cane regardait avec satisfaction sa bande de jolis canetons, tout neufs, juste sortis de l'oeuf.

Mais le plus grand des oeufs était encore entier. "Combien de temps va-t-il encore falloir couver ?" dit Maman Cane contrariée, j'en ai assez !

Enfin l'oeuf se brisa "pip, pip" dit le petit en sortant. Il était grand, laid et tout gris.

La cane était étonnée. "En voilà un énorme caneton !, dit-elle. Voyons, s'il sait nager". Toute la famille s'approcha du ruisseau. PLOUF ! La cane sauta dans l'eau et les canetons plongèrent après elle, même l'affreux gros gris.

Caneton.jpg


 

La cane était rassurée. Mais quand il sortit de l'eau, toute la basse-cour se moqua du pauvre caneton.

"Bouh ! Il est trop laid !".

Le pauvre petit comprit très vite que personne ne l'aimait. Même la fille de ferme lui donnait des coups de pieds.

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Alors, il décida de s'en aller, il s'enfuit jusqu'à un grand marais où toutes sortes d'oiseaux vivaient. Les cygnes étaient les plus beaux. Le Vilain Petit Canard se tenait prudemment à l'écart, mais de loin il les regardait.

Le temps passa. Les cygnes s'envolèrent pour des pays lointains. A l'automne, voulant fuir les chasseurs et la pluie, le caneton gris se réfugia dans une grange. La fermière le trouva.  Voyant qu'il ne pondait pas d'oeufs, elle finit par le chasser.

Alors le Vilain Petit Canard retourna au marais. Il y passa l'hiver, nageant constamment pour empêcher l'eau de geler autour de lui.

Peu à peu l'eau se réchauffa. Le printemps était revenu. Et avec lui les gracieux cygnes blancs que le Vilain Petit Canard admirait tant.

Un jour, un d'entre eux se mit à nager vers lui. Effrayé, le caneton voulut s'éloigner. Mais comme le cygne l'appelait, il s'arrêta. Soudain, il vit son reflet dans l'eau du marais... Il n'était plus gris, mais tout blanc, si grand et si beau, il était un cygne, lui aussi !

 

cygne.jpg

 

 

 

(D'après un conte d'Andersen - Illustration Virginie Chiodo).

07:34 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (5)

01/04/2011

Le fardier de Joseph Cugnot

 

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Video de Pierre

 

06/02/2011

bon dimanche

 

 

 

 

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BON DIMANCHE

 

 

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Ecrits d'ici.

UNE VISION DE LA DURANCE

"...Je ne savais pas la place du gué. Je le cherchais de l'oeil : rien. Ce n'était pas le coup de faire son "Michel l'Hardi" sans se rendre compte. Dans cette belle eau dodue, le pied vous perd, le courant vous traîne et on vous trouve...(quand on vous trouve)...des jours après, en train de tourner dans un trou avec le ventre comme une pastèque de comice agricole. A la tienne ! Il me fallait remonter dans les galets, le long d'une Durance partout bien en chair : des islettes de bouleaux, des lacs plats, bien creux, bien tranquilles. Des poissons s'amusaient à sauter et retomber comme des gifles.

J'étais bien plus haut que la Douloire. Elle avait disparu - toujours de l'autre côté - derrière une épaule de mamelon et je montais. Enfin, voilà ma Durance qui fait sa risette blanche sur des pierres et je me dis : "mon vieux cochon, si tu ne passes pas là, t'es bien capable de remonter de ce bord-ci jusqu'en Italie". Je passe; je passe en me mouillant le ventre, mais ce n'est pas mauvais le matin. J'atterris au mitan d'une broussaille de ginestres serrées pire qu'un feutre à chapeau, avec des épines comme des couteaux de Piémontais. Ca va pas mieux ! Je m'en tire avec des "Salope de bonne mère" que ça n'aide en rien, mais que ça soulage, et je retombe sur une petite route à la poudre de riz qui faisait son serpent contre le flanc du plateau...".

- Extrait de "Un de Baumugnes" de Jean Giono.

 

08:20 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (5)

03/02/2011

Traversée de la Provence par Napoléon

Le retour de l'empereur,

Depus 10 mois, l'empereur vit en exil sur l'ile d'Elbe avec sa garde (grenadiers, chasseurs, chevau-légers..., (soit un millier d'hommes au total. La situation se dégrade de jour en jour. Louis XVIII s'était engagé à lui verser une rente pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses troupes et serviteurs. L'argent commence à manquer et la patience de Napoléon à s'émousser, ce qui fera dire à Georges Blond : "Napoléon était coincé entre la banqueroute, la déportation et l'assassinat. Mettez un tigre dans une cage mal fermée, menacez-le, harcelez-le, et, en même temps privez-le de nourriture, vous verrez bien ce qui arrivera !". Le résultat ne se fait pas attendre : l'empereur prend la mer le 26 février 1815 à bord de "l'Inconstant" et débarque à Golfe Juan le 1er mars. Voulant éviter une Provence royaliste hostile, il préfère la route des Alpes, vers Grenoble. Il lui faudra six jours pour franchir les limites de la Provence.

- 1er jour : à Antibes.

La garnison reste fidèle au Roi. Napoléon décide alors de se diriger vers Cannes et installe un bivouac non loin de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Voyage, aujourd'hui remplacée par une église - La rue Bivouac-Napoléon commémore la halte de l'empereur.

- 2ème jour : de Cannes à Seranon.

La troupe quitte Cannes et se dirige vers Seranon. C'est à la sortie du Cannet que la décision définitive de gagner Grenoble est prise. Direction Mougins, alors petit village perché, puis Biot, Balbonne, Mouans-Sartoux, ou l'Aigle consulte Cambronne et rejoint Grasse par un chemin correspondant à l'actuelle route. Après un moment de repos à La Foux où Napoléon a "fait former les faisceaux", c'est le départ vers Saint-Vallier. L'empereur fait une halte au plateau de Roquevignon, appelé depuis "Plateau Napoléon", le temps de rassembler la troupe. De passage à Excragnolles, l'empereur va saluer la mère du général Mireur, mort à ses côtés lors de la campagne d'Egypte. Puis c'est l'arrivée à Seranon vers minuit. Las, l'empereur prend un peu de repos dans la gentilhommière Broundet, aujourd'hui en ruine.

- 3ème jour : de Seranon à Barrême.

Très tôt ce matin du 3 mars 1815, l'armée quitte Seranon et se dirige vers Castellane. Elle traverse le Logis du Pin, puis Peyroules, autrefois à flanc de montagne, La Garde, dont le nom seul évoque sa fonction, et enfin Castellane. Nous sommes dans le Parc naturel régional du Verdon au point de rencontre entre les Alpes du Nord et du Sud. Au IX° siècle, la ville est située sur le roc avant de s'établir à l'emplacement actuel. Au XIX°, une statue de la Vierge vient couronner la chapelle. Après Castellane, direction Barrême en passant par le col de Lèques, Taulane, Senez et sa magnifique cathédrale. Le bivouac s'installe.

4ème jour : de Barême à Malijai.

De Barême à Digne, la route actuelle n'a jamais vu passer l'empereur. En effet, elle ne fut construite qu'en 1840. Seul existe à cette époque un chemin de montagne qui traverse la Clappe ou Napoléon s'arrêta pour se restaurer d'une omelette et de vin de pays. Vers 13 heures, les vestiges de la Grande Armée, entrent dans Digne. L'empereur s'arrête à l'auberge "Le Petit Paris" et demande à Cambronne de faire imprimer les premières proclamations destinées "Au peuple français" et "'A l'armée". Il est temps de quitter Digne (sous les acclamations de la population) pour Malijai, au carrefour de la Durance et de la Bléone. Napoléon y arrive en pleine nuit et se repose au chateau tout en craignant, pour le lendement une résistance à Sisteron. Vers deux heures du matin une estafette l'informe que la ville a été évacuée et que son passage ne posera aucun problème.

- 5ème jour : de Malijai à Gap.

Au sortir de Malijai, seule la Durance accompagne Napoléon jusqu'à Sisteron. Il traverse sans encombre le pont de la Baume, pénétre dans la ville sous les acclamations de la foule et se repose un moment à l'auberge du Bras d'Or. Une jeune fille offre à l'empereur un drapeau tricolore qui, dorénavant, ouvrira la marche de la colonne. Encore 50km à parcourir en traversant Poët, Plan-de-Vitrolles, la Saulce avant d'entrer dans Gap vers 22 heures. L'empereur descend à l'auberge Marchand au numéro 19 de la rue de France où il passera la nuit.

- 6ème jour : De Gap aux portes de Valgaudemar.

Le passage du col Bayard, sous la neige, inquiète l'empereur. La troupe doit reprendre des forces. Aussi le départ de Gap ne se fera qu'à 14 heures. Sur la route, toujours le même enthousiasme, le tocsin résonne de tous côtés et les soldats en oublient leur fatigue. Le Noyer, Saint-Bonnet, Chauffayer, Saint Firmin, les derniers villages avant de quitter la Provence font à l'empereur un véritagle triomphe.

L'aventure ne durera finalement que 100 jours.

(Almanach 2011 - "Un an en Provence").

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09:02 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (4)

 
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