19.07.2008

Pierre Desproges

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CLAUDEL



Le jour de la mort de Coluche, j'ai eu beaucoup de peine. Alors que - je ne sais pas pourquoi - le jour de la mort de Dalida, j'ai repris deux fois des nouilles.

- Pourquoi riez-vous ?

- J'aimerais tellement vous émouvoir...

Remuer en vous le meilleur du miel. Décaper d'un coup de coeur vos émotions qui rouillent au vent mouillé de vos journées stériles, et, vierge de tout émoi chagrin, ressusciter en vous le droit à la mélancolie qui n'est plus, elle non plus, Simone, ce qu'elle fut. Car la mélancolie, dont le poète a dit qu'elle était le bonheur des tristes, n'est plus de mise en face des écrans blêmes sur guéridon où nous tentons en vain de nous réchauffer l'âme en frottant nos sensibilités polaires aux cardiogrammes plats des feuilletons mort-nés de nos soirs halogènes.

- J'aimerais tellement vous émouvoir ...

- Qu'est-ce qu'il a de plus que moi, Paul Claudel ?

Qu'est-ce qu'il a de plus que moi qui vous troue les nippes ... pouf, pouf, qui vous noue les tripes ?

Mais enfin, ne devinez-vous pas, foule ingrate et futile, ne comprenez-vous pas que sous le nez rouge du clown; c'est le coeur gonflé d'amour d'un être exquis et doux qui bat tout bas, qui bat tout bas, qui bat tout bas ?

Rirez-vous encore, fossoyeurs de ma peine, rirez-vous encore si je vous dis la mort d'un homme ? Si je vous dis la perte irréparable qui me touche aujourd'hui ?

J'avais un seul ami. Il était grand, il était beau, il sentait la poudre. C'était l'homme-canon d'un cirque bruxellois.

Mais je vous vois sourire, êtes-vous donc en bois ?

C'était le plus magnifique, le plus fulgurant des hommes-canons s'il en fut. Sous le chapiteau, chaque soir, les hommes serraient les dents, et les femmes retenaient leur souffle quand il s'enfonçait en collant noir dans le ventre luisant du canon, superbe et terrible comme un sexe africain dans un vagin d'acier.

Pour survivre,, le petit cirque a pris la route il y a un mois à peine. Pour toi, Superboum, mon ami, mon frère, la mort était au bout du voyage. Je garde encore ici, sur mon coeur, ta dernière carte postale postée de Normandie. J'en connais le moindre mot par coeur.

- "Pierre, je suis heureux. Ce soir enfin nous jouons à Etretat." -


- Qu'est-ce qu'il a de plus que moi, Paul Claudel ? ...

(Texte inédit écrit pour le 3ème spectacle que Pierre Desproges n'a pu donner).

15.07.2008

Dispute marseillaise

Pour ma rentrée de ce week-end prolongé et m'étant replongé dans l'atmosphère proche de Marseille, je vous fais écouter ce texte que mon fils m'a inséré sur le blog. C'était une émission animée par Arthur à la radio.






Cliquez sur le lien, et "ATTENTION" aux oreilles "chastes" !!!

25.06.2008

ROTHSCHILD

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Au niveau de ma santé, je dois dire que j'ai bonne mine. Reconnaissez qu'à l'âge que j'attrappe, j'ai le teint frais et les métastases en sourdine. Ce matin encore, j'étais séro-négatif.

Au niveau du boulot, je dois dire que j'exulte.

En tant que programmeur sur IBM A à la SOCOTAC, on me fout une paix royale. J'ai l'estime de mes supérieurs, je crois à l'informatique, j'ai foi en l'avenir de l'homme, et j'ai les tickets-restaurant.

Au niveau de ma vie privée, je dois dire que j'irradie. Mes enfants sont ma fierté. L'aîné est bilingue, le cadet bisexuel. outre qu'elle excelle à proposer le pied de veau en sauce, ma femme est plutôt du genre "'quand tu veux mon amour", si vous voyez ce que je veux dire. Mieux : elle est persuadée que le devoir conjugal vaut deux aspirines. C'est dire à quel point le style "pas ce soir j'ai la migraine", c'est pas son truc.

Question logement, bagnole, loisirs, je dois dire que je jubile. J'ai un F3 qu'est hyper, j'ai la 6 cinq sur cinq, quand l'R5 est HS, j'ai l'AS qui est OK. Je dois dire que je jubile.

Au plan de la politique, je dois dire que j'opine.

Au niveau de mes opinions, je n'ai pas peur de dire que je n'en ai pas. La démocratie ne me gêne pas du tout. Les droits de l'homme, si on n'en abuse pas, je dis pourquoi pas, après tout.

Alors, franchement, je pose la question : "Qu'est-ce qu'ils ont de plus que moi, les Rothschild ?".


(Un des textes inédits du 3ème spectacle que P. Desproges n'a pu donner).

18.06.2008

Quoi ! ma gueule ...

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08.04.2008

RIRE EN CHAINES .... suite ....

Paul discute avec Pierre.

- Dis-moi, si je te trompe avec ta femme, on est amis ?

Pierre :

- Non !

- On est copains ?

- Non !

- On est ennemis ?

- Non !

- On est quoi alors !

- On est quitte, répond le beau séducteur barbu.

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Un pensionnaire dans son hopital psychiatrique est en train d'écrire une lettre.

- A qui écrivez-vous ? demande le psychiatre.

- A moi bien sûr.

- Et que racontez-vous ?

- Attendez au moins que j'ai reçu la lettre !

(Télé Z)

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POURQUOI BAILLE-T-ON ?

Bailler est un réflexe de notre organisme pour lutter contre la fatigue.

Concrètement, on engloutit une énorme quantité d'air d'un seul coup.

Résultat : un apport soudain d'oxygène dans le sang, qui stimule l'activité de nos cellules.
C'est le carburant; le baillement n'anesthésie pas. Il donne un coup de fouet. Et si l'on baille quand on a faim, c'est une fois encore pour compenser une carence énergétique.

Jusqu'à preuve du contraire ....

(Les "POURQUOI" de Ph. VANDEL)

25.03.2008

Rire en Chaines ......

Lucien qui est dans la grande section à la maternelle, rentre de l'école et dit à sa mère :

- Maman, aujourd'hui, l'institutrice m'a demandé si j'avais des frères qui allaient rentrer en maternelle bientôt.

- Mais c'est très bien qu'elle s'intéresse à toi, mon chéri. Et qu'a-t-elle répondu quand tu lui as dit que tu étais fils unique ?

- Elle a juste dit : "Merci, mon Dieu" !!!

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Alain rencontre son copain Eric :

- Salut, comment vas-tu ? Et ta femme ?

- Je viens de la quitter.

- Ecoute, il y a longtemps que je voulais t'en parler. Franchement, je n'ai jamais compris comment tu pouvais rester avec une pareille idiote qui de surcroit, n'a jamais cessé de te tromper. Tu ne peux pas imaginer ! Dès que tu avais le dos tourné, hop ! Madame était avec Paul, Pierre, etc... Même avec moi ...

- Non ! Attends. Tu n'as pas bien compris ! Je l'ai quittée il y a cinq minutes, elle est partie faire les courses pour le diner de ce soir.


(Télé Z)

19.03.2008

Encore RIRE EN CHAINES

Dans le train, ce papa dit à son fils :

- Tu te tiens tranquille où je te donne une paire de claques.

- Si tu fais ça, répond le garçon, moi, je dis mon âge au contrôleur.

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Au diner, le père de famille discute :

- C'est un peu brutal quand même de faire la connaissance de sa femme par ordinateur...

- Peut-être, répond le fils, mais toi, comment as-tu connu maman ?

- Le plus simplement du monde, je l'ai gagnée au poker.

(Télé Z)

12.03.2008

Rire en chaines

A l'hopital, une superbe jeune femme attend dans le couloir sur le charriot avant d'être conduite au bloc opératoire pour subir une petite intervention. Elle s'inquiète un peu quand même, d'autant plus que l'heure tourne. Un type en blouse blanche s'approche, relève le drap, qui la recouvre et examine son corps nu. Il rabat le drap, s'éloigne vers d'autres blouses blanches et discute. Un deuxième en blouse blanche s'approche, relève le drap et l'examine. Puis il repart.

Quand le troisième blouse blanche approche lève le drap et la scrute, la jeune femme s'impatiente :

- C'est bien beau toutes ces auscultations, mais quand allez-vous m'opérer ?

L'homme en blouse blanche hausse les épaules et répond :

- Je n'en ai aucune idée, nous on repeint le couloir.

(Télé Z)

07.03.2008

Amusons-nous

" Quelle robe merveilleuse, c'est vraiment le dernier cri !

" Pensez-vous ! Le dernier cri viendra de mon mari lorsqu'il verra la facture !

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Marius a ouvert une épicerie.
Ce matin-là, il propose à sa clientèle du vinaigre marqué : "vinaigre Marius".
- Peuchère ! lui lance un de ses clients, ce n'est pas la modestie qui t'étouffe, toi !
- Modestie ? proteste Marius, pourquoi ça ? Parce que j'ai appelé mon vinaigre : vinaigre Marius". Et alors ?
ce matin, chez Olive, mon concurrent, j'ai bien vu marqué : "huile d'olive" !

( Télé Z : Rire en chaines).

26.02.2008

Rions un peu

Au repas des anciens organisé par la Mairie de la ville, une vieille dame discute avec son voisin de table.
Beau parleur, ce dernier lui lance ce compliment :

-Depuis vos vingt printemps, vous n'avez pas changé, chère Madame...

- Eh bien, mon cher monsieur, à vingt ans, je devais avoir une drôle de bobine ! lui réplique-t-elle, vexée.

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Un homme téléphone à la police :

- Allo, la police ? Ca fait vingt minutes que j'essaie de vous joindre. Le type devant moi roule en téléphonant...

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Au cinéma, juste au début de la projection du film, un homme demande à voix basse à sa femme :

- Tu vois bien, ma chérie ?

- Parfaitement bien !

- Ton fauteuil est bien confortable ?

- Très !

- Tu ne sens aucun courant d'air ?

- Aucun !

- Alors ... changeons de place.

(relevé sur Télé Z ; Rire en chaines).

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