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18/04/2012

Portrait pour la galerie

Nicolas Sarkozy

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Par Philippe Bouvard.

Longtemps avant qu'il chaussât les talonnettes de la magistrature suprême, je fus presque à sa hauteur. Au point que durant sa traversée du désert, je l'invitai à déjeuner chez moi tête à tête.

Deux bonnes heures passées à l'écouter énumérer ses impatiences, ses inimitiés, ses ambitions, ses projets, comme je l'avais fait avec Jacques Chirac au banquet de la fête du fromage, organisée par Guy Drut à Coulommiers, mon patelin natal.

Je ne doutais déjà pas qu'un jour prochain il accèderait au sommet qu'il avait commencé à convoiter dans son enfance.

Ce jour là, il me parla aussi de sa vie privée, du coup de foudre qu'il avait ressenti dans la salle des fêtes de la Mairie de Neuilly à la minute même où il avait demandé à Cécilia Cigarner Albeniz si elle acceptait de devenir la femme de Jacques Martin et où elle avait répondu par l'affirmation. Puis il avait évoqué la fidélité des uns, la trahison des autres.

Je le croisais de temps à autre à Deauville, à la Baule, escorté par Cécilia (grande amoureuse sans être tendre) et par leurs enfants respectifs, bientôt suivis par une meute de gardes du corps lorsqu'il redevint ministre.

Je l'ai redécouvert durant une harassante campagne électorale dont je suivis avec passion les principales réunions. J'appréciais sa fougue, sa présence, cette fébrilité qui le poussait à toucher puis à étreindre ses interlocuteurs connus ou inconnus, et cette irrésistible envie de se remettre momentanément au niveau des gens qui l'avaient placé très au-dessus d'eux.

Je l'ai d'autant plus admiré durant sa présidence européenne que j'ai imaginé l'incapacité dont aurait fait preuve sa concurrente malheureuse de mai 2007.

Trois mots continuent à le déterminer : potache, bravache, panache.

Lorsque je vois les fluctuations de ses sondages de popularité, je pense à la confidence de Johnny Hallyday : "Les femmes m'ont quitté pour les raisons qui les avaient poussées dans mes bras".

(Extrait du livre "Portraits pour la Galerie" de Philippe Bouvard - Edition février 2009).

07:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9)

11/04/2012

Où, Quand ?...

Extrait du livre "Les fautes de Français" écrit par Julien Lepers.

"Pour exprimer d'où nous venons, où nous sommes et où nous allons, la langue française nous offre un vocabulaire précis. C'est notre GPS linguistique. (GPS : Global Positioning System, Système de positionnement mondial).

Il faut veiller à ne pas le fausser car un mot mal employé peut nous égarer. Pour vous aider à retrouver votre chemin dans le dédale des fautes de français, j'ai composé le lexique qui suit ..."

Je suis sur Paris

ou

le sur n'est pas certain.

Elle m'horripile, cette faute si souvent commise.

Ce jour là, j'interroge un candidat à "Questions pour un champion" sur sa profession. "Je suis VRP sur la région de Lyon", me répond-il. VRP : représentant placier (on disait jadis , plus simplement, représentant de commerce). Pourquoi "sur" la région de Lyon et pas "dans" la région de Lyon ?

Une jeune femme, à qui je demande où elle vit, me répond : "Je vis et je travaille "sur" Brie-Comte-Robert".

Au téléphone, un ami m'annonce qu'il sera "sur" Nice le lendemain, et que nous pourrons nous y retrouver.

Pourquoi l'une et l'autre dédaignent -ils le "à" qui devrait précéder Brie-Comte-Robert ou Nice ?

Le Larousse, qui ne quitte pas ma loge, me donne la définition de "sur" : "préfixe indiquant une supériorité dans l'espace, le temps, la hiérarchie, le degré ou la qualité". Dans l'espace "sur" veut donc dire "au-dessus de". Mon VRP plane-t-il au dessus de la région de Lyon ? Ma candidate m'a dit travailler "sur" Brie-Comte-Robert : dois-je supposer qu'elle écrit l'histoire de sa ville ? et mon visiteur se fera-t-il parachuter "sur" Nice en planeur ?

Maurice Druon, qui fût Secrétaire perpétuel de l'Académie française écrivait : "Cette pauvre préposition "sur" est harassée. On la met à toutes les sauces. Elle nous vient après plusieurs avatars du latin "super", "supra". On l'a chargée au fil du temps de bien des sens, propres ou figurés, matériels ou abstraits. Mais pourquoi lui impose-t-on, de surcroît, d'exprimer des indications qui ne comportent nulle notion de position, de supériorité ou de domination ? Il y a là un abus qui devient un tic. Soyons sur nos gardes pour n'y pas céder".

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07:29 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (8)

23/10/2009

"L'autre" Emilie Jolie

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Apparue pour la première fois en 1975, disparue pendant près de trente ans, l'héroïne en rouge et vert a fait un retour remarquable dans les librairies au printemps dernier. La revoilà plus pimpante que jamais.

Il y a le Petit Chaperon Rouge et il y a Emilie. Ne pas confondre les deux héroïnes, elles n'ont en commun que la couleur de leurs vêtements.

Chez Emilie, ni loup, ni mère-grand, ni bùcheron et encore moins de chevillette à tirer ! Non, autour de cette petite fille, tout n'est que douceur, tendresse, émerveillement et petits chagrins sans grande importance.

elle est née en 1975. Cette année-là, une jeune étudiante alors en quatrième année à l'école des beaux arts à Paris, Domitille de Pressensé, a l'idée d'un personnage de fillette agée d'environ 5 ans, la tête couverte d'un bonnet dont dépasseraient trois cheveux de chaque côté et qui ouvrirait grands ses petits yeux sur l'univers qui l'entoure...

Un délicat coup de crayon plus tard, Emilie vient au monde et entraîne sa créatrice pour une grande aventure dans l'édition de livres pour la jeunesse.

Son idée plait, la jeune auteur a trouvé un nouveau concept : le graphisme est épuré, très expressif et les textes sont simples, courts et lisibles. Chaque livre raconte un épisode de la vie quotidienne d'une petite fille.

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En compagnie de son frère Stéphane, et de son hérisson Arthur, dont elle ne se sépare jamais, Emilie fait des gateaux, joue avec ses cousins, se promène au bord 'un étang, construit des chateaux de sable, et se rend à l'école.

Emilie mène la vie de tous les enfants de son âge. Autre nouveauté de l'époque et pas des moindres, les parents et adultes n'apparaissent jamais dans les albums. Ils ne sont qu'une voix dans le texte qui s'adresse à elle, qui la rassure.

Sept ans après 1968 et la dénonciation de l'autorité, Domitille de Pressensé croque le monde à hauteur d'une enfant.

(Magazine "Carrefour")

14:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5)

29/07/2009

L'Elégance du Hérisson

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Ayant parlé à ma soeur de mon désir d'acheter le livre de poche sorti récemment, elle s'est fait un plaisir de m'envoyer l'exemplaire qu'elle avait acheté à Noël 2007.

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Je l'ai lu d'un trait et il m'a intéressée, à part les descriptions un peu trop longues (je préfère de beaucoup les dialogues, chacun ses goûts).

La fin, la mort de Renée m'a affligée, je n'aurais pas voulu qu'elle finisse ainsi. L'auteur n'a pas trouvé d'autres "transformations" à apporter à Renée....sans doute.

J'ai relevé un passage que j'ai particulièrement aimé :

" Mais il faut avoir vu Manuela m'offrir comme à une reine les fruits de ses élaborations patissières, pour saisir toute la grâce qui habite cette femme. Oui comme à une reine. Lorsque Manuela paraît, ma loge se transforme en palais et nos grignotages de parias en festins de monarques. Comme le conteur transforme la vie en un fleuve chatoyant où s'engloutissent la peine et l'ennui, Manuela métamorphose notre existence en épopée chaleureuse et gaie".

Et puis, par ci par là, j'ai ajouté à mes connaissances, qui sont loin d'être aussi parfaites que celles de Renée :

- A la poursuite d'Octobre rouge (film )

- Miguel le Bacon

- Les soeurs Munakata (film)

- Black Rain (film)

- Satie (musique)

etc...etc... sur internet.

En ce moment je relis tout autre chose écrit pas Stephen King : "Shining" L'enfant lumière; dont nous avons vu dernièrement le film à la télé.

Ce qui a donné l'idée à Pierre de ressortir sa collection de Stephen King pour en faire l'inventaire  afin de la compléter.

10:11 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (10)

18/04/2009

L'ADVERSAIRE

Roman d'Emmanuel CARRERE (1999)

Livre dont je viens de terminer la lecture.



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Résumé d'aprés le livre :

...Le 9 janvier 1993, Jean-Claude ROMAN à tué sa femme, ses enfants, ses parents, puis tenté mais en vain, de se tuer lui-même.

...L'enquête a révélé qu'il n'était pas médecin comme il le prétendait et, chose plus difficile à croire qu'il n'était rien d'autre. Il mentait depuis dix huit ans...

Prés d'être découvert, il a préféré supprimer ceux dont il ne pouvait supporter le regard.

...Après cinq heures de délibération Jean-Claude ROMAN a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de vingt-deux ans. Si tout se passe bien, il sortira en 2015, âgé de soixante et un an...

- Réflexion de l'auteur :

" Qu'il ne joue pas la comédie pour les autres, j'en suis sûr, mais est-ce que le menteur qui est en lui ne la lui joue pas ? Quand le Christ vient dans son coeur, quand la certitude d'être aimé malgré tout, fait couler sur ses joues des larmes de joie, est-ce que ce n'est pas encore l'ADVERSAIRE qui le trompe ?.... ".


J'ai vu les deux films :

"L'emploi du temps" (2001) de Laurent Cantet

"L'Adversaire" (2002) de Nicole Garcia.

15:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2)

04/03/2009

Echange scolaire (classe de 4ème)

Prendre en charge un échange c'est toute une histoire... Les soucis ne font que commencer...

Il y a un travail colossal en amont, des dizaines de coups de fil, des fax, des mails, des réunions, du tri parmi les candidatures, une traque intensive auprès des élèves pour récupérer tous les papiers...

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...Départ à la gare 7h30, il manque une élève... Impossible de joindre les parents... Une responsable du lycée prend le relais... Les parents ont eu du retard, l'élève prendra le train suivant...

Arrivée en Allemagne : correspondants, déjeuner, installation... Toujours pas de nouvelles de l'élève "perdue"...

22h. Appel de la police : l'élève est à récupérer à la gare. Les parents ont mis leur fille dans le train suivant sans prévenir personne. La gamine arrivée en Allemagne 2 heures après le groupe ne savait que faire et a attendu dans la salle d'attente. La police la découverte en pleurs, elle a pu donner le numéro de ses parents à la police, qui a prévenu le lycée... L'élève a été récupérée au groupe en larmes, ravagée, épuisée...

Mais rassurez-vous, elle a passé un agréable séjour en Allemagne.

Elle a eu de la chance, il ne lui est rien arrivé de facheux.

Il n'y a jamais eu vis à vis du lycée un coup de fil des parents, d'excuses ou de remerciements.

(Extrait résumé du livre de Nathalie Debans "Mes élèves s'habillent en Prada").

15:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5)

 
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